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 [Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies

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Dodo
Le conquérant du pain
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MessageSujet: [Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies   Ven 10 Aoû - 3:27

Largo



Des semaines déjà que je suis arrivé dans cette ville. Moi qui voulais rejoindre l'Institut, faire mes armes en tant que médecin, je n'ai réussi pour l'instant qu'à être embauché au All Saints Hospital, à la position qu'il nomme "aide-soignant". Mes seules activités, ici, sont de balayer des couloirs aux allures de cryptes, de livrer leur courrier à des patients aux yeux morts, et de pousser les chariots jusqu'à la morgue.

Ou du moins, c'était le cas jusqu'à cet après-midi. L'un des responsables du personnel est venu me voir, pour me signaler que mes services n'étaient plus requis, et que mon prochain paiement serait le dernier. Je n'ai plus rien ici ; ni amis, ni famille, ni désormais de travail. Il ne me reste que la force de mes bras et quelque menue monnaie, à peine de quoi survivre.

James Henry Cloverfield.





Je me suis réveillé en sueur ce matin, n'ayant gardé qu'un souvenir terriblement vague de mes rêves. Ils avaient commencé à mon arrivée à l'hôpital ; je voyais le scintillement sous la fuligineuse croûte du monde, la lumière à travers les sombres bois. Et le vieil homme...
Pour oublier mes rêves (ou oublier que je les avais oubliés ?), je me hâtai d'aller offrir mes services sur les quais, pour décharger des caisses. Peu importait, désormais, et je devais simplement survivre.
Les rêves... Je n'aurais pas dû lui parler. Ce vieil homme connaissait mon nom, je ne sais comment. Il est mort, aujourd'hui ; la pneumonie l'a emporté. Mais il connaissait mon nom, et je rêve toujours de lui, et de cette étrange lueur bleu cobalt.


Je n'aurais pas cru pouvoir rêver après une journée aussi épuisante sur les quais. Et pourtant, ce fut un autre de ces rêves récurrents ; une route qui montait jusqu'au sommet d'une colline, un air mystérieusement argenté et brillant. Puis des champs, à perte de vue, une rivière... Et une sensation froide ?
Je suis las ; je m'épuise plus vite que je ne me repose, je gagne moins d'argent que ce que je dépense pour vivre.

James Henry Cloverfield.





Mon rêve, depuis quelques jours, dure, s'éternise. Il se poursuit chaque nuit, comme un chemin qui se dévoilerait sous mes pas. La sensation du rêve précédent était celle de la pluie qui venait... La bonne pluie. Peut-il seulement y avoir une mauvaise pluie ? Je ne saurais le dire. Malgré cela, c'était un beau rêve. La pluie murmurait à mon oreille, tapotait les fenêtres comme un vieil ami, sifflait dans la cheminée. Il est difficile d'être mécontent, sous une bonne pluie.
Ce rêve, et ce qui a pu suivre, m'a été fort utile.
Car à mon réveil, j'ai trouvé une lettre qui m'invitait à me rendre chez Glover & Glover, le cabinet de notaires le plus connu de la ville. Le vieil homme m'avait nommé son seul héritier dans son testament.

Je rentrai chez moi avec suffisamment d'argent pour survivre en poche, et une liasse de papiers étranges. Je m'y attellerai dès que j'aurai terminé d'écrire cette entrée.

James Henry Cloverfield.




_________________
Aedhr a écrit:
Parce qu'au moins, Dodo à l'intérêt de donner des arguments logiques.

Beregil a écrit:
Pourquoi parle-t-on soudainement de viol et de pornographie quand le nom de Wellan est cité ?

Citation :
[23:08:52] Anthonyuss : Et toi Arz, tes exploits sur Warcraft ?
[23:09:21] Arzgluf : afk

Grand Capitaine Haddockov du CPTS Licorne.
C'est une prosopopééééééée... Qui dit "Non non, non non, nooooon !"
Heureux détendeur de la Médaille Commémorative de la Bataille de la Libération du 30 juin 2011.


Dernière édition par Dodo le Ven 10 Aoû - 4:37, édité 3 fois
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Dodo
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MessageSujet: Re: [Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies   Ven 10 Aoû - 4:34

Allegro con donne



Le Bois, les Heures, le Calice, le Gardien... Au fil de mon étude des papiers récupérés, je découvrais (redécouvrais ?) les termes de toutes ces choses que j'avais vues dans mes rêves. Il y avait quelque chose là-dessus, une Vérité que je ne voyais pas encore.
C'était cette vérité que je devais découvrir, débroussailler, comprendre. Admettre.

L'étude me fit comprendre le principe de la Lanterne. "La vie est une flamme pure", disait Thomas Browne, "et nous vivons grâce à un Invisible Soleil en notre sein". J'avais pris cette phrase pour une simple affirmation poétique, mais elle résonne avec mes rêves. Le vieil homme avait noté, dans ses écrits, que chaque Heure avait sa couleur, et que la couleur n'existait que là où était la lumière.
Impossible d'aisément savoir ce qu'il entendait par là. Mais impossible aussi de laisser passer les opportunités qu'apportaient le reste des écrits.

Je trouvai dans ceux-ci, en effet, deux autres choses d'un suprême intérêt à mes yeux.
D'abord, mon propre nom, accompagné d'observations (quand avait-il trouvé le temps de les écrire ?), dans un dossier intitulé "Notes sur de possibles collaborateurs". Ainsi qu'un autre nom, Sylvia.
Ensuite, l'adresse d'une librairie, celle d'un certain monsieur Morland, spécialiste dans les livres rares, occultes... Et évidemment chers.
Pour poursuivre mes recherches sur mes rêves, j'allais avoir besoin de fonds. Il me fallait quelque chose pour me fournir un peu d'argent, et je trouvai bien vite. L'hôpital m'avait recommandé chez Glover & Glover, ceux-là mêmes qui avaient recueilli le testament du vieil homme. Coïncidence ? Je l'espérais... mais je commençais à craindre qu'il n'y en ait aucune.
Les soupirs du jeune Glover et les avares gargouillis du vieux ne pouvaient me détourner de ma tâche, bien au contraire. Je profitai d'être chez un notaire bien établi pour chercher de front des traces de Sylvia, et l'adresse de la librairie.

Et ce matin, j'ai reçu une lettre de Sylvia, qui me demandait comment j'avais pu entendre parler d'elle. Elle était intriguée, et proposait une rencontre ; je m'y rendrai dès ce soir, malgré le rhume qui m'a frappé après ces quelques jours d'activité vive.

James Henry Cloverfield.





Ces derniers jours, je me suis agité plus encore. Mon travail chez Glover & Glover m'a obtenu une promotion, et je travaille désormais directement pour M. Alden, le Superviseur des Enregistrements. Il a reconnu mon travail dévoué... Mais d'après mes collègues, ce n'est pas forcément une bonne chose ; c'est un homme épuisant et exigeant. Mais mon nouveau bureau est près de la fenêtre.

À mes heures perdues, j'ai pu réfléchir à ma relation avec Sylvia. C'est une femme indéniablement intéressante. Son oeil gauche lui a été arraché alors qu'elle avait neuf ans et qu'elle parcourait les bois ; désormais, chaque année, au plus froid de l'hiver, elle retourne au lieu où elle l'a enterré. C'est une femme dure, au passé que j'imagine houleux, mais je sais qu'elle ne reculera devant rien. Et je pense de plus en plus que, seul, je n'arriverai à rien.
Je lui ai donc menti, pour la science.

Je me suis présenté à elle en tant que "Grand Hiérophante du Miroir de la Gloire", une société secrète dédiée à comprendre la Lumière qui ruisselle et nous élève. Une secte avec un seul membre est tout au plus une habitude hétérodoxe ; Sylvia et moi parlons beaucoup, ces temps-ci, et je lui explique petit à petit l'importance de la Lumière.
Je n'y crois pas, bien sûr ; ces affirmations mystiques sont bien différentes du point de vue scientifique que je m'efforce d'avoir sur la question. Mais les esprits les plus simples n'ont-ils pas besoin d'un cadre pour comprendre le monde ?

Mes journées sont meublées, désormais. Je travaille au bureau ; je discute avec Sylvia ; j'explore la ville ; je me repose -mon rhume a menacé de s'aggraver, mais ma santé a fini par prévaloir- et, je l'admets à ma plus grande honte, je lis des romans sentimentaux. Dans un monde si empreint de symbolique, Eyre et Rochester paraissent avoir une existence si simple que je les envie.

James Henry Cloverfield.





Tout autour de moi semble s'activer.
Sylvia a fini par être convaincue du bien fondé de mes aspirations. Je connais les livres et les esprits ; elle est une femme d'action, experte en toits, en rivières, et en whisky irlandais. J'ai pu l'envoyer, tandis que je continuais à travailler -sous l'oeil épuisant de M. Alden, manifestement convaincu que je ne mérite pas ma promotion- chez Morland, d'où elle m'a ramené Une Introduction aux Histoires, du fameux Claude Hersault. Ce n'est pas forcément le premier ouvrage que j'aurais cherché, mais il me permettra de varier un peu. Hersault vaut bien Brontë. Du reste, elle est rentrée en me parlant de Cater & Hero Limited, une usine qui a subi une explosion il y a de cela plusieurs années. On dit que Cater exhibait plusieurs étranges objets dans ses bureaux ; je pourrais envoyer Sylvia fouiller les ruines, mais je préfère attendre que nous soyions plus nombreux. Elle continue, pour l'heure, de parcourir la ville ; je me charge de laisser entendre à quelques-uns de mes collègues une partie infime de mes idées, pour les sonder.

James Henry Cloverfield.





Je pensais que les prochains jours allaient être calmes et simples. Ils le furent.
Alors que je rédige ce journal, un doute vient ronger mon esprit ; et si je n'étais pas assez rapide ? Et si mes recherches s'enlisaient comme elles semblent le faire, et si Sylvia n'était pas le bras droit que j'espérais, et si je perdais mon temps chez Glover & Glover ? Ce qui n'était au début que de la simple impatience est désormais une crainte qui me hante, pour une raison que j'ignore. Chaque seconde qui passe, chaque seconde perdue, me paraît être une seconde qui m'éloigne de la compréhension des mystères de ce monde.

Sylvia ne cesse de chercher à me convaincre d'engager de ses connaissances, mais ces gens sont des mercenaires, pas des fidèles.
Alden est toujours insupportable.
Le sentiment d'angoisse continue de sourdre dès que je laisse mon esprit divaguer. Pire encore, j'ai recommencé à faire des rêves. Ceux-ci sont différents des précédents, mais tous semblables entre eux ; je suis dans un impossible musée, et j'avance dans son aile. Dans les présentoirs, je vois, successivement, une pomme blanche comme la neige et dure comme du marbre (comment le sais-je ?), un scarabée d'or dans une rustre boîte, un mystérieux objet géométrique qui attend ma main, une enveloppe noire remplie de ressorts (ou de printemps ?), une boîte de laiton, une tempête dans une boîte de conserve.
Je me réveille toujours avant la fin de l'aile, mais je m'efforce d'interpréter ce rêve. Le scarabée me semble être une illustration claire de la Lumière. Peut-être m'indique-t-il que la Lumière est perdue parmi les autres objets, parmi tant de choses qui semblent mystérieuses mais ne sont que de fausses pistes ? Je ne peux même pas comprendre un simple rêve.

Au moins, mon étude d'Hersault s'est terminée. Il identifie très clairement le Sang, l'Argent, le Dessein et les Vers comme les axes centraux autour desquels tournent les Histoires. Selon sa conclusion, la Seconde Histoire est la vraie. En considérant qu'il en dénote cinq, la seule Vraie histoire devrait être celle qui parvient à associer tous les axes... Peut-être faut-il mettre cette évidence en rapport avec mon rêve ; la Pomme est l'Argent, l'Objet est le Dessein, l'Enveloppe est le Sang...
Non, ça n'a guère de sens.

James Henry Cloverfield.





La même impression angoissante continue de me hanter, mais à tort ; je parviens à progresser. L'étude d'Hersault m'a permis, en croisant des informations récoltées dans les journaux, de noter que les collections réputées du Vicomte de Strathcoyne étaient organisées en quatre axes, relatives aux axes d'Hersault. Impossible de les lui acheter, bien sûr, mais un jour, qui sait... ?

J'ai décidé de prendre un peu de temps à part de Glover & Glover, qui m'en prend bien trop, pour me lancer dans la peinture. Ce n'est pas mon fort, bien sûr, mais la douce course du pinceau me permet d'apaiser mon esprit, et j'en oublie une partie de mes inquiétudes.
Mais surtout, je profite de ce temps libre pour poursuivre des lectures plus traditionnelles, et me pencher sur des journaux. J'affûte mon esprit... Et j'en ai bien besoin ; j'ai rencontré, avant mes "congés", une collègue du nom d'Auclair. Fait stupéfiant chez Glover & Glover, elle est très cultivée ; fait moins stupéfiant, elle est pessimiste et morbide. Mais ça n'importe que peu ; je l'ai déjà invité à dîner au Chat qui Pêche, et elle semblait intriguée par ma quête de la Vérité. En quelques jours, alors que je n'avais pas même eu le temps de terminer mon tableau, elle se tenait au milieu des Douze Bougies de la Gloire, et ouvrait son esprit à la Vérité.

Elle reste sombre et froide, mais la Lumière brille même la Nuit pour les âmes glorieuses.

Mais mes fonds diminuent, petit à petit. Après une hésitation, j'ai fini par accepter l'injonction de Sylvia, qui m'affirmait pouvoir contacter certaines connaissances pour séparer de braves citoyens de leurs biens, et les revendre à notre profit.
J'ai hésité. Le vol est un péché, nous disent des prêtres pourtant incultes, et je ne sais si c'est la bonne voie. Mais je cherche la Lumière, et ma voie ne devrait pas être encombrée de tels scrupules et la peur du vol.

Et de toute façon, je travaille déjà pour un notaire.

James Henry Cloverfield.




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Dodo
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MessageSujet: Re: [Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies   Ven 10 Aoû - 18:43

Andante



Auclair est rentrée de la ville ; je lui avais demandé de l'explorer, et de chercher des lieux intéressants, des individus qui pourraient nous servir. Et la voilà qui rentre en me donnant l'adresse... D'un cabaret, l'Ecdysis Club. Exuviation, la mue des arthropodes. Irrémédiablement, le club m'évoque une Phalène. Une Phalène attirée par la Lumière ?

Sylvia, elle, n'est pas rentrée. Je cherche à me rassurer en m'affirmant qu'elle prépare son retour, mais je dois me rendre à l'évidence ; sans doute son plan a-t-il mal tourné. Au désespoir, je recommence à parler autour de moi de la Lumière et de la science. Auclair est sympathique, mais je sais qu'elle n'a pas les talents dont j'ai besoin.
Tout ça pour ça. Je savais que je n'aurais pas dû accepter cette compromission !

Je ne peux plus qu'errer en attendant que le temps passe. Mes angoisses vont et viennent, Alden est toujours par dessus mon épaule.
Je fais ce que je peux.

James Henry Cloverfield.





Alors que je rentrais de l'office cet après-midi -Alden, s'il ne m'a pas souri, a enfin cessé de retenir ma paie-, une jeune femme m'a abordé, se présentant comme le docteur Natalia Dragon. J'ai d'abord cru qu'elle avait entendu parler de moi après l'exposition de mon tableau, ou suite aux rumeurs que j'avais lancées sur la Lumière.
J'ai ensuite compris que c'était parfaitement vrai. Elle m'a affirmé, en face, être membre d'un mystérieux Bureau de la Répression, qui avait entendu parler de mes recherches, et m'a affirmé que j'étais tenu à l’œil. Ont-ils appris, pour Sylvia ? S'intéressent-ils seulement à mes recherches, ou y a-t-il plus occulte dans leurs buts ? Je serais sot de les croire innocents.

Malgré cela, je parviens, d'une certaine manière, à m'apaiser un peu. Les promenades nocturnes dans les rues de la ville apaisent mes angoisses. Comment cela ne pourrait-il pas être le cas ? Après tout, je découvre chaque jour que la Lumière existe même la nuit. C'est encourageant.

Et puis, à mon arrivée chez moi, une lettre m'attendait, signée d'un certain comte Gottlob Jannings. Il semblait avoir entendu parler de moi, et m'offrait un rendez-vous au Caligula, un café local. Je m'y rendrai demain.

James Henry Cloverfield.





Quel étrange individu. Je rentre tout juste du Caligula, où j'ai pu écouter le Comte durant de longues heures. Sa fraternité européenne (comme si nous ne l'étions pas, ici) était prête à me payer pour des recherches substantielles sur ce qu'il appelait les "Mystères corporels du Cœur". Impossible de comprendre ce qu'il voulait dire par là, mais la manière dont il m'en parlait m'évoquait le Principe de la Lumière, un élément essentiel dans la symbolique du monde.
J'ai accepté, sans lui révéler que je ne comprenais pas ses mots. Peut-être pourrai-je ainsi démêler l'écheveau de mystères tissés les uns dans les autres.

En chemin, j'ai croisé Auclair, que j'avais envoyée chez Morland avec une partie de ma paie. Elle m'a donné le fruit de ses recherches, Voyager de Nuit, le second volume des ouvrages de Christopher Illopoly. On dit qu'il est le seul occultiste compréhensible ; des mots bien faux à mes yeux. Son introduction présente le texte comme une discussion des similitudes entre les rêves d'Illopoly et de l'Empereur Héliogabale, qu'il voit comme un avatar de ce qu'il appelle le "Soleil-en-Haillons". Illopoly affirme que le Blanc est à l'ouest du monde, et que l'Hiver n'attend pas éternellement.
Ses mots évoquent quelque chose en moi. L'Hiver me paraît correspondre à Auclair. Pourquoi ? Comment ? Je vais devoir lire Voyager de Nuit pour le déterminer.

James Henry Cloverfield.



"Héliogabale trouva finalement son chemin jusqu'à la Porte Blanche, heureusement. Les Mots ne peuvent passer la Porte Blanche, et, honnêtement, Héliogabale n'avait jamais rien eu de très intéressant à dire. J'ai cherché à suivre dans son sillage, mais je n'ai jamais jamais pu en apprendre suffisamment sur le Blanc. Je suppose que je peux en être heureux. Mais voici ce que j'ai appris..."
Voyager de Nuit, V2, Christopher Illopoly.


Ce que j'ai pu déchiffrer du texte d'Illopoly n'est guère qu'un Secret de Sacristain. Il affirme que certains savoirs ne s'acquièrent que par le silence, et qu'ils ne peuvent être lus que les yeux clos. Je ne suis guère convaincu, mais Auclair semble fascinée par cette idée. Je commence à envisager qu'elle soit effectivement liée au principe qu'Illopoly nomme l'Hiver, un principe du silence, des fins, et des choses qui ne sont pas vraiment mortes. Les principes semblent plus nombreux que ce que j'imaginais.

Au moins, je recommence à avancer dans mes travaux, petit à petit. Auclair m'a signalé l'ouverture d'un hall des ventes, la Maison des Enchères d'Oriflamme ; j'y ai fait un tour rapide et, avec ma dernière paie (la Lumière brille sur Alden, qui ne me retient presque plus mon salaire) j'ai pu me procurer Sur le Blanc, un ouvrage de Solomon Husher. Il y présente -je gage que c'est une allégorie- la romance de l'Hiver et du Soleil. En épigraphe, j'ai pu lire "Le coucher de Soleil à Midi". En le feuilletant rapidement, j'ai cru comprendre que c'était une théorie de l'esthétisme, ou en tout cas une mise en garde contre la peinture. Ça n'a guère de sens. Du diable soit des occultistes !

J'ai pu aussi rencontrer une ancienne connaissance de Sylvia, un certain Elridge. L'homme est étrange, et tout au long de notre conversation au Caligula, jouait avec un couteau. Mais Sylvia lui avait apparemment parlé de moi, il a fait quelques recherches (à croire qu'on me trouve facilement) et m'a contacté. Je lui ai parlé de la Lumière, des aspects et des principes, et il m'a paru impressionné. Avant qu'il n'aie rangé son couteau, il était au milieu des Douze Bougies de la Gloire.

James Henry Cloverfield.





Husher était donc complètement fou. Merveilleux.
Tout au long de son ouvrage, il parle de sa haine des couleurs, affirme que son Grand Oeuvre sera le plus pâle des tableaux, qu'il charmera le monde... Mais sous la folie, j'ai pu remarquer quelques phrases qui revenaient les unes après les autres, qu'il déclarait être "les mots secrets de l'Hiver".
L'Hiver, encore l'Hiver... Est-ce un hasard si c'est Auclair qui m'a rapporté ce livre ?

J'ai été malade quelques jours ; Alden ne m'en a pas moins exploité, bien sûr, et j'ai frôlé la pneumonie. Mais au moins, Auclair et Elridge ont pu aller pour moi chez Morland, et m'ont ramené La Guerre des Routes, 1450-1580, de Willis-Ford. Il y décrit une guerre survenue dans une autre Histoire que la nôtre, en détails... Pour les parties qui n'ont, du moins, pas été censurées. Je ne peux pas encore m'y pencher ; je travaille à mettre en relation le texte d'Husher et celui d'Illopoly. Dans le même temps, je m'occupe à peindre ; Alden m'en voudra sans doute un peu, mais j'ai besoin de me changer les idées. Et j'ai glissé dans mon tableau quelques discrètes allusions à la Lumière ; sait-on jamais, on pourrait en entendre parler.

James Henry Cloverfield.





Quel idiot j'ai été ! En attirant l'attention sur moi par ce tableau, qui n'a même pas rapporté tant d'argent qu'il aurait pu, je n'ai réussi qu'à accentuer la pression de Dragon sur mon petit groupe ! Elridge m'a signalé qu'elle avait, grâce à cela, remonté la piste de Sylvia et découvert une partie de mon implication dans ses activités. Je ne suis pas certain que ça suffise à me faire arrêter, mais je sais désormais que le Bureau est sur mes traces. Je dois rester devant eux, toujours plus rapide, au risque de perdre tout ce que j'ai entrepris.

Je cherche maintenant à avancer d'autant plus vite. La mise en commun des textes m'a permis de comprendre plusieurs intrigantes Vérités sur l'Hiver. Ce n'était pas ce que je cherchais à l'origine, bien sûr, et elles importeront plus à Auclair qu'à moi, mais je me félicite d'aborder un peu mieux le sujet. J'ai pu découvrir une phrase, que je n'ose recopier ici, dont les sonorités même sont glaçantes. Tout autour de moi, lorsque je la prononce, semble plus mort et plus animé.

Après cela, j'ai pu prendre le temps de lire le texte de Willis-Ford. Il affirme que -dans cette Histoire si différente- les souverains anglais étaient devenus Souverains de la Flamme Domptée, qu'ils avaient bâti de grandes cathédrales à Sainte-Etincelle dans toute l'Europe, jusqu'à ce que leur alliance avec la Forge ne commence à leur réclamer leur dû. J'aurais pu dire que j'étais déçu d'un tel manque d'informations, mais c'est faux. D'une part, parce que l'Histoire qu'il évoque a clairement des échos dans la nôtre, et que je suis certain de pouvoir m'en servir pour découvrir un lieu intriguant. Ensuite, parce que mes prospections ont enfin porté fruit, et que j'ai rencontré une jeune femme du nom de Rose, venue à ma seconde exposition de tableau. Elle paraît curieuse, et je l'ai invitée au Caligula.

Enfin, parce que le texte de Ford devrait pouvoir être mis en rapport avec l'ouvrage qu'Elridge m'a rapporté de chez Morland, Le Brasier du Dieu Imbrûlé. C'est une compilation de Jay Wigglesworth Jensen de contes perses, desquels il tire l'hypothèse d'une vénération pré-zoroastrienne d'une divinité du feu, aux rites accomplis par des forgerons. Des forgerons, la Forge...
Un nouveau principe ? Si celui-ci a tant d'influence, alors que dire des autres ?

Il y a tant de choses à découvrir encore, tant de choses à comprendre... Je m'attache à découvrir les liens entre chaque objet, la Lumière dans les fissures qui les séparent. Le diable dans les détails, comme disent les prêtres.




"Autrefois, une vingtaine de Longs ou plus furent créés. Ils s'assurèrent d'une paix avec la Forge des Jours, suffisamment longtemps pour mettre l'Angleterre sur la route de la conquête, et finalement de la destruction. La Forge elle-même dévora les plus grands parmi eux."
La Guerre des Routes, 1450-1580, Willis-Ford.

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MessageSujet: Re: [Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies   Ven 10 Aoû - 22:16

Adagio con gloria



Rose a rejoint nos rangs. Comme Elridge, c'est une personne habile, une excellente sicaire potentielle. Non que j'en aie besoin, bien sûr, mais il me faut bien me protéger, particulièrement contre le Bureau. L'enquête de Dragon se poursuit, maudite soit cette femme ; je suis obligé de faire attention à mes activités pour ne pas l'affoler. Peut-être faudrait-il un jour chercher à la convaincre elle-même du bien fondé de ma cause ?

Je suis rentré de chez Morland avec, sous le bras, une Grammaire du Sanskrit de Gartside. Je n'ai aucun ouvrage dans cette langue aussi antique que mystique pour l'heure, mais cela viendra sans doute ; je l'apprendrai, sait-on jamais.
J'ai pu au moins terminer l'oeuvre de Jensen ; fait intéressant, il conclut, à regret, que la divinité pré-zoroastrienne était une déesse, et soupçonne que c'est la raison du peu de représentations qu'on a d'elle. Il décrit aussi de nombreux rites que l'on consacrait à cette dernière. Il ne donne que peu de détails mais, en croisant mes notes avec celles prises en lisant Willis-Ford, j'ai pu déterminer la nature de l'un d'eux, le Rite de l'Epreuve de l'Âme. Jensen affirme que, à l'aide d'un instrument de puissance, il sert à enflammer le sang, puisque le Feu est le changement, la lésion dans la peau du monde.
Je doute que ça fonctionne, mais j'essaierai peut-être, si le rite peut être accompli d'une manière moins violente tout du moins.

Fait stupéfiant, une lettre m'attendait chez moi, signée de M. Alden. Il disait qu'il avait des choses très importantes à me dire, demain au bureau.

James Henry Cloverfield.





Les derniers jours m'ont laissé un goût étrange en bouche. Je progresse dans mon apprentissage du Sanskrit et, en somme, tout pourrait bien se passer. Et à vrai dire, tout se passe réellement bien. Si M. Alden voulait me voir, c'était pour m'annoncer sa démission... Et la lettre de recommandation qu'il m'avait écrite. Avant que la journée ne soit terminée, j'étais promu à sa place.
À sa place... De là, je pourrais aisément obtenir une position plus importante au cabinet. Un véritable bureau, des subordonnés. Si on me l'avait dit lors de mes premiers jours ici, je n'aurais pas hésité, mais maintenant ? Maintenant, l'hésitation me ronge. Faudrait-il réellement que je me range, maintenant, alors que je progresse ? Alors que je parviens enfin à approcher la Trame du monde ?
Au moins, c'est une porte de sortie qui reste ouverte. Je sais que je pourrai me retirer paisiblement si la folie devait me guetter.

Pour ne plus y penser, j'ai décidé une expérience. Si l'on considère que chaque Heure a sa couleur, et que la couleur n'existe que lorsqu'il y a la Lumière, par définition, la présence de couleur indique d'une part celle des Heures, et d'autre part celle de Lumière. L'étude de Husher me porte à croire que le le blanc est la présence de toutes les couleurs ; de ce fait, j'ai demandé à mes fidèles de préparer une salle de rêves dans notre petit "quartier général", et j'y dormirai cette nuit. Dans le blanc le plus complet, je verrai peut-être la Lumière.

James Henry Cloverfield.





Mes théories étaient justes ! Il y a eu quelque chose !
Je me suis accordé quelques jours de calme après un rêve étrange, dans un Bois, où j'avais pu avancer au milieu d'arbres sombres. Dans le Bois, il n'y a pas de couleur, pas de Lumière. Pas d'Heures ? Je dois prendre le temps de rassembler mes esprits, et de réorganiser mes pensées. Dès que possible, j'essaierai de rêver à nouveau du Bois, et de le parcourir de fond en comble.

J'ai aussi pu me procurer les Six Lettres sur la Nécessité, du magus Julian Coseley. Il était réputé immortel, et immensément sage ; je ne doute pas de trouver, dans son oeuvre, des éclaircissements marquants. Bien qu'on dise qu'il était immortel, son ton est alarmiste, inquiet, comme s'il estimait ne plus avoir beaucoup de temps.
L'argent n'est, par chance, plus un problème. Si Glover & Glover me prennent du temps, ils m'accordent aussi un confortable salaire, et je peux écumer Oriflamme et Morland en quête d'indices. Même mon groupe s'agrandit, avec l'arrivée de Bobby. Bobby n'est ni très intelligent ni très doué... Mais il pourra toujours servir, en expédition par exemple. J'en prévois une d'ici peu de temps ; il me faut simplement quelques fidèles supplémentaires. Je pourrai enfin aller fouiller Cater & Hero Limited.

En somme, une fois n'est pas coutume, tout se passe bien.

James Henry Cloverfield.





J'ai exploré le Bois jusqu'à une bifurcation. Prenant la route de droite, j'ai réussi à atteindre un temple, que je savais être le Temple de la Roue. Gigantesque, perché sur un éperon rocheux, il est un mémorial à des dieux morts d'où se jettent ceux qui abandonnent leur vie. Et à son pied se trouvait une autre âme qui rêvait. J'ai su qu'elle existait, dans notre monde, et dès mon réveil, j'ai envoyé mes fidèles la chercher tandis que je poursuivais mes études. Que je les poursuivais avec un certain succès, je dois l'avouer ; la lecture de Coseley m'a donné d'autres indices sur la nature de la Forge comme héraut du changement, de la transformation. Depuis l'aube des temps, sur les cinq continents, forgerons, occultistes et meurtriers parlent aux flammes.

Mais la Forge n'est pas la Lumière. J'ai l'impression de ne trouver que ce que je ne cherche pas.

Je me plains inconsidérément. Mes recherches continuent d'avancer, elles le font seulement dans des directions inattendues.

James Henry Cloverfield.





Maudit soit mon optimisme ! Rien ne va plus ! Dragon est toujours sur mes talons, et plus encore maintenant que j'ai retrouvé le mystérieux inconnu de mon rêve. Il se nomme Billy et n'a strictement rien à m'apporter. Pour l'heure, il me tourne autour ; j'hésite même à en faire un vrai croyant, tant il me paraît ennuyeux.
Une jeune femme arrivée à l'étude est au moins un peu plus intéressante. Elle porte le nom de Dorothy, et j'ai aperçu dans son sac une copie de l'Introduction aux Histoires d'Hersault. J'ai pu lancer la conversation à ce sujet, rapidement l'inviter au Caligula, et découvrir tout son enthousiasme à l'idée des nombreuses découvertes que nous pouvions faire. En résumé, Douze Bougies, et je dispose enfin d'une fidèle un peu plus compétente que Billy et Bobby.

On m'a ramené, de la maison des enchères d'Oriflamme, une copie des Reines des Rivières, de Monica Medina, une pièce fantastique dans laquelle les Reines des Rivières sont assassinées les unes après les autres. Ma foi, pourquoi pas.

Je continue, à travers mes rêves, d'explorer le Bois. En plus du Temple de la Roue et d'un Puits que j'ai découvert plus tard (sans grand intérêt, il ne semblait être que désir), j'ai voulu m'approcher d'une Lumière que j'avais entraperçu. Ma peau de rêve était percée de rêve d'épines de rêves alors que je traversais les buissons, et je savais alors que mon lit serait taché de mon sang à mon réveil. Mais il fallait que je le fasse.
Sans succès, pourtant. A mon réveil, mon lit était immaculé, et je n'avais tout au plus qu'eu une vague impression de la lumière.

Je préfère me pencher sur un autre des ouvrages que l'on m'a ramené, les Chants des Squelettes, une scandaleuse compilation de poèmes rédigés par Arabella Dusk. Ce n'est pas aussi absurde qu'il y paraît ; si le livre aurait dû être illustré (le Bureau s'y est opposé, bien sûr), il est dédié à un certain Sire Parsival de la Rouge Coupe. La Coupe dont elle parle m'évoque le Puits de mon rêve, lr même lieu de désirs. Je vais tâcher de me pencher un peu plus sur le recueil.

James Henry Cloverfield.

_________________
Aedhr a écrit:
Parce qu'au moins, Dodo à l'intérêt de donner des arguments logiques.

Beregil a écrit:
Pourquoi parle-t-on soudainement de viol et de pornographie quand le nom de Wellan est cité ?

Citation :
[23:08:52] Anthonyuss : Et toi Arz, tes exploits sur Warcraft ?
[23:09:21] Arzgluf : afk

Grand Capitaine Haddockov du CPTS Licorne.
C'est une prosopopééééééée... Qui dit "Non non, non non, nooooon !"
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Dodo
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MessageSujet: Re: [Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies   Dim 12 Aoû - 4:56

Moderato luminoso



Enfin ! Après ce qui me semble être des lustres de recherches, j'ai pu découvrir, à Oriflamme, un ouvrage dont je suis certain qu'il ne manquera pas d'intérêt. Sur ce qui est contenu par l'Argent, le fameux bestiaire de Poémandre. Hélas, le texte est en grec, dans sa version originale. Je suis pourtant certain qu'il recèle mille et un secrets sur la Lumière.

En parlant d'études, j'ai aussi pu terminer celle des Chants. Elle m'a fait comprendre l'existence d'un nouveau principe, que je supposais déjà ; le Graal, principe de naissance et de bombance. La faim, la luxure et les eaux. Qu'en dire de plus ? Pas grand chose, c'est certain. Les principes me paraissent ni nombreux... Et jamais pertinents, hélas.

Le dernier fait majeur, bien sûr, est mon envoi de Billy et Bobby à Cater & Hero. Le lieu est sans doute dangereux, mais ils me sont bien moins utiles que mes autres fidèles ; j'espère, et je ne pense pas me tromper, qu'ils ramèneront de leur rapine quelque intéressant ouvrage.

De nouveaux rêves me rassurent. Je vois une porte, calme, silencieuse. Morte ? Je sais qu'il y a des réponses derrière.

Mais cette dernière phrase me semble être le résumé de ma vie ces dernières semaines. Je sais qu'il y a des réponses derrière. Je ne sais jamais derrière quoi. Au moins, je n'ai plus Dragon sur le dos... Plus trop.

James Henry Cloverfield.





Enfin un nouveau rêve ! Je me prends à les espérer, désormais ; ils me semblent être les seuls à pouvoir me faire avancer. J'ai rêvé de la Porte Blanche à nouveau, et je l'ai atteinte en traversant la Frontière. Je l'ai touché, j'ai senti sa froideur, je l'ai ouverte. Et j'ai enfin découvert ce que je savais être la lumière bleu cobalt du Mansus.
Dans le Mansus -je sais que tel est le nom de ce lieu étrange, désormais, onirique et différent-, j'ai suivi une route jusqu'à un Verger de Lumière. Chaque fruit y luit comme un coucher de soleil ; le lieu est propice au repos. Les Heures y laissent donc les dormeurs y accéder. Peut-être nous y retrouvons-nous tous lors de nos plus beaux rêves ? Mais qu'importe ; j'ai passé la Porte Blanche, et je sais désormais qu'il y a plusieurs routes dans le Mansus.
Ma quête m'a fatigué, et je me suis réveillé moins reposé qu'au soir, mais j'étais heureux, rasséréné.
Par la suite, cette nuit même, j'ai découvert lors de mes explorations oniriques une autre porte, gigantesque, brisée. La Porte du Cerf, Ghirbi, la porte aux énigmes. Dès que j'aurai déchiffré sa question, je me mettrai en quête de la réponse.

Et j'en avais bien besoin. Billy, Bobby, et Barney -une autre recrue que j'avais envoyée à Cater & Hero en renfort- ne sont pas revenus. Maudits soient ces incompétents, qui m'empêchent de progresser !

Une nouvelle rencontre, au moins, me console ; j'ai été contacté par le Docteur Ibn al-Adim, l'Alépin, un spécialiste de l'Araméen. Nous avons discuté un peu au Chat qui Pêche (je ne pouvais inviter un homme de savoir au Caligula) et notre conversation m'a ravi. Lui aussi cherche la Lumière et ses secrets ; il m'a commandé un travail substantiel relatif à mes connaissances de celles-ci. Je lui ai caché qu'elles étaient encore tristement faibles, mais j'ai accepté. Si j'avance, je pourrai être payé... Et peut-être pourrait-il me donner quelque indice, qui sait ?

James Henry Cloverfield.



Qu'est-ce qui doit s'ouvrir, avant que cette voie ne s'ouvre ?


Les Heures soient louées ! J'ai sillonné la ville en lisant les derniers rapports de Barney, seul survivant encore à la recherche d'une voie chez Cater & Hero, et il m'affirmait qu'il avait besoin de mains puissantes pour déblayer le passager. J'ai fouillé, fouillé et encore fouillé, jusqu'à devenir fou... Mais aussi jusqu'à rencontrer Valciane, une artisan, aux bras plus forts que ceux d'un forgeron. Je l'ai immédiatement convertie -mon talent m'effraie parfois- et envoyée rejoindre Barney. Je l'avais un peu étudiée, je savais que son principe prédominant était la Forge -je détaillerai mes notes. La Madrugade, indiquait ma lecture croisée de Willis-Ford et Jensen, est une Heure de la Forge et de l'Hiver. Par sa force, je pense que Valciane peut passer.

James Henry Cloverfield.





Que les Heures soient louées à un vieux pervers.

Pour oublier le fiasco de Cater & Hero, j'ai finalement invité Dragon au Caligula, pour lui parler de mes découvertes, d'érudit à érudite, membre du Bureau ou pas. La discussion fut intéressante ; je lui ai parlé de la Lumière, et lui ai déclaré que plus elle continuerait à se renseigner sur moi, plus elle en saurait elle même. Sa réflexion fut fausse, mais intrigante ; elle m'a affirmé que ce qui était important était ce que nous faisions, et non ce que nous étions, et qu'elle aimait le monde tel qu'il était, malgré tous ses secrets. Lorsque je l'ai quittée, elle était plus sombre, plus résolue. Plus déterminée... Mais peut-être aussi plus désabusée. Je saurai m'en servir.

Mais ma grande découverte de la semaine fut, chez Morland, la Ausfürliche Grammatik der griesche Sprake, de Kühner et Gerth. Enfin, grâce à cela, j'allais pouvoir comprendre le grec ancien, et me pencher sur le Poémandre.
Et je le fis, en toute hâte qui plus est. J'ai rarement mené une étude plus intéressante ; Sur ce qui est contenu par l'Argent s'est avéré être un ouvrage selon moi de référence sur des créatures qui hantent les miroirs.
"Les vierges/jeunes filles du miroir aiment les orchidées. Les [choses de l'autre côté] aiment les rhododendrons. Ces fleurs coupées ne sauraient être placées devant du bronze poli." Poémandre était manifestement fou, bien sûr, mais j'ai pu grâce à cela, grandement avancer dans mes recherches. Ses informations permettent l'invocation, selon moi, de créatures liées au Gardien de la Maisons sans Murs.

Juste après cela, je me suis penché sur le Rêve du Serrurier (Tome 1, Une lueur dans la Serrure), de Teresa Galmier, une longue étude des rêves des artisans (j'ai par ailleurs trouvé le Tome 2 chez Morland, sans avoir le temps de m'y intéresser). Les rêves mystiques des charpentiers, maçons et autres artisans, effectivement, ont les mêmes parallèles mystiques, la même symbolique ; de ce fait, ils partagent une information sur la nature du monde.

Je n'arrête plus, désormais, mes lectures. L'essentiel de mon salaire passe chez Morland et Oriflamme... Et je suis certain que, sous peu, il va être adjoint du paiement de l'Alépin ; j'ai enfin pu me pencher sur le travail qu'il m'avait commandé. Mes découvertes sont prometteuses.

James Henry Cloverfield.

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[Cultist Simulator] Soit nous sommes des fous, soit nous sommes des génies
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