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 Avènements des Princes

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Hames
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Hames

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 21 Déc - 20:22

Nous, Alexandre VI, prenons acte de la reddition de Florence.

Florence se verra amputée de quelques territoires en guise de réparation,
Florence deviendra une cité vassale du Saint-Siège,
La flotte florentine sera partagée entre Sienne, Ferrare et les États pontificaux.

Que la paix règne à nouveau.

Ainsi soit-il !
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LuciusLanda
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 23 Déc - 1:01

TOUR 2 - AOÛT 1493



Les troupes françaises arrivant à Saluces

Carte:
 

Alors que l'Italie avait les yeux rivés sur le conflit opposant la République de Florence à la Seigneurie de Bologne, de nouveaux évènements sont venus éclipser cette querelle intestine, rendant la situation italienne encore plus chaotique. En effet, cette première partie de l'année 1493 a vu le roi de France envoyer des missives à tous les seigneurs d'Italie afin de s'assurer, au minimum, de leur neutralité dans sa conquête à venir de la Couronne de Naples. Si moult potentats l'ont assuré qu'ils n'opposeraient aucune résistance à ses desseins, se ralliant à sa cause dans certains cas, certaines puissances se sont élevées pour s'opposer à l'incursion française. Les Duchés de Savoie et de Milan se sont érigés comme les protecteurs de la liberté italienne, s'opposant à cette politique impérialiste française. Ils ont donc lié leurs destins à celui du roi de Naples, Ferdinand II d'Aragon, ce dernier étant plus que soulagé de voir qu'il ne serait finalement pas seul dans cette entreprise qui paraissait auparavant impossible : garder son trône face à la furia française.

Ayant imposé un ultimatum jusqu'au début de l'année 1494 aux seigneurs auxquels il s'était adressé, Charles VIII a préventivement envoyé une armée de six mille hommes sur le territoire du Marquisat de Saluces, son plus fidèle soutien dans la péninsule, afin de calmer les velléités de ses ennemis. Alors que l'on approchait d'août, les coalisés savoyo-milano-napolitains ont voulu montrer au roi de France qu'ils ne se laisseraient pas intimider en lançant un important assaut sur les terres du Marquisat de Montferrat, entré dans les mois précédents sous la protection du roi de France.

En réponse à cette attaque, Charles VIII a ordonné à ses armées de franchir les Alpes. Les premières batailles ont eu lieu, de nombreux hommes sont tombés. La Guerre d'Italie ne fait que commencer.

Au nord de l’Italie

A l'est de la péninsule, Venise continue d'étendre son empire commercial, s'affirmant mois après mois comme la puissance la plus riche de toute l'Italie. En parallèle, la Sérénissime a vu sa flotte s'agrandir, des bâtiments de guerre ayant en effet été livrés par un dignitaire italien venu de l'ouest.
Alors que le Doge avait donné l'ordre à ses navires de patrouiller dans l'Adriatique sans s'approcher des côtes ottomanes, un courrier en provenance de la Sublime Porte est venu apporter une bien mauvaise nouvelle aux oreilles d'Agostino Barbarigo . En effet, la missive rapporte que des navires ottomans ont été coulés par des bateaux sous pavillons vénitiens au large des côtes méditerranéennes. Bajazet II demande des explications au Doge de Venise, sous peine de terribles conséquences.

De l'autre côté, l'ennemi traditionnel de Venise, Gênes, continue de suivre la politique qui avait été entreprise durant la fin de l'année 1492. Développement de ses réseaux commerciaux, recrutements militaires - l'amiral Doria supervisant même la construction de nouveaux bâtiments de guerre pour le compte de la Superbe -, la République de Gênes continue son redressement sous l'égide de Paolo Fregoso.

Plus au nord, Milan, en repoussant les propositions du roi de France et en s'opposant à son libre-passage sur ses terres, est entré en guerre contre Charles VIII. Logiquement, les manufactures de Ludovic Sforza se sont mis en marche pour préparer la guerre, d'autant plus qu'un afflux massif de capitaux extérieurs a permis à Milan de voir grand. En plus du renforcement de son artillerie, le duc de Milan a entrepris d'augmenter considérablement le nombre de ses troupes.

A l'instar de son nouvel allié milanais, le Duché de Savoie, toujours régie d'une main de maître par Blanche de Montferrat, s'est considérablement préparé pour les affrontements à venir contre la France et ses alliés. La Régente a lancé de nombreux projets économiques afin de concourir à l'effort de guerre : les mines savoyardes ont été exploitées de manière intensive et de nombreux artisans ont été financés afin de créer des fonderies de canons et des fabriques d'armes.
L'armée de Savoie, commandée par le chevalier Bayard, est très impressionnante. Il se murmurerait qu'elle est la plus puissante de toute l'Italie, et la plus à même de contrer l'avancée française.

Les deux autres puissances directement impliquées dans le conflit à venir sont les Marquisats de Montferrat et de Saluces. Le premier s'est récemment déclaré en faveur de Charles VIII, espérant ainsi s'attirer les bonnes grâces du souverain français. En contrepartie de son allégeance, Boniface III s'est vu récompensé par le versement d'une certaine quantité de florins afin de moderniser et renforcer son armée, cela en plus de l'engagement de la France qu'elle s'occuperait de protéger les terres du Marquisat s'il devait y avoir une intrusion ennemie. Le marquis, conscient de sa position délicate face à ses voisins plus puissants que lui, s'est efforcé durant ces dernières semaines de consolider les positions défensives de ses troupes, espérant que cela suffirait en cas d'attaque.
Sur le territoire de Saluces, c'est l'effervescence depuis l'arrivée de l'avant-garde de l'armée française, commandée par Gilbert de Bourbon, comte de Montpensier. Le marquis de Saluces, Ludovic II, a pris sur ses deniers personnels pour organiser une fête grandiose en l'honneur des troupes françaises, célébrant ainsi "la victoire future de notre roi".

L'attaque d'une coalition composée de la Savoie, de Milan et de Naples contre le Marquisat de Montferrat

Alors que Montferrat s'affairait pour la guerre à venir, elle fut victime d'une terrible attaque conjointe des Duchés de Milan et de Savoie au nord, et du Royaume de Naples au sud, qui fit débarquer ses troupes à Nice, au sud de la Savoie.

Boniface III avait largement anticipé cette éventualité, et c'est pour cette raison qu'il avait prévu de nombreuses défenses afin de limiter le plus possible l'avancée ennemie, le temps que l'armée française soit prévenue et arrive à la rescousse.
À Saluces, le comte de Montpensier fut prévenu de la nouvelle par des messagers de Montferrat qui arrivèrent à la hâte, et décida promptement de scinder son armée en deux afin d'aller affronter les Napolitains au sud et les Savoyo-milanais au Nord.

La première bataille fut celle contre les forces du roi de Naples, récemment débarquées de Nice et avançant en direction de Montferrat. Le corps d'armée de 3000 hommes et de 9 canons envoyé par Montpensier intercepta l'armée napolitaine à quelques 40 km au nord de Nice. L'affrontement fut rapide et meurtrier, les Napolitains ne s'attendant pas à trouver l'armée française sur leur chemin. La puissance des Français submergea rapidement des soldats napolitains désorganisés, et le général de Ferdinand II ordonna à ses hommes de battre en retraite vers la côte. Les Français ne tentèrent pas de les poursuivre, sachant que les troupes napolitaines rembarqueraient probablement sur leurs navires. On décompta pas moins de 1500 morts durant cette courte bataille, les deux tiers étant des Napolitains. De nombreux canons furent également détruits.

La deuxième bataille fut celle opposant les forces conjointes de la Savoie et de Milan contre celles de Montferrat et de la France. La valeureuse armée de Montferrat retint le temps qu'elle put les importantes forces des Duchés, mais alors qu'elle était sur le point de se faire totalement submerger, les renforts français arrivèrent, commandés par le comte de Montpensier en personne. Les Français ne purent que constater les dégâts, et se portèrent directement au devant des forces de Montferrat afin de leur permettre de se replier. Alors que les lances françaises prenaient le dessus sur l'inexpérimentée armée milanaise, un tocsin retentit au loin et la cavalerie du chevalier Bayard chargea le flanc gauche français, causant d'énormes pertes. Les deux armées se valaient complètement, et l'issue du combat aurait été dure à déterminer si le général milanais n'avait pas judicieusement placé son innombrable artillerie. Face à cette puissance de feu, et incertain du cap à tenir, Montpensier ordonna prudemment la retraite de ses hommes.
Les forces savoyo-milanaises avancèrent à la suite des deux armées vaincues, s'emparant des défenses érigées par le marquis de Montferrat. Elles durent cependant se stopper, pour panser les plaies d'une bataille qui allait laisser des traces des deux côtés (on dénote plus de 3500 morts des deux côtés). Une bonne partie du territoire de Montferrat est sous le contrôle des coalisés, qui ont donc fait la preuve que "l'invincible armée française" ne l'est peut-être pas tant que ça.

Au centre de l’Italie et en Romagne

Il est dur d'être Florentin en cette fin d'année 1493. Pierre II de Médicis a capitulé, reconnaissant sa défaite et ses catastrophiques erreurs de jugement. Les Médicis ont été forcés à l'exil. Pier Soderini a été élu gonfalonier à vie et sa tâche semble gigantesque, tant Florence est six pieds sous terre.
Le territoire de la République a été sauvagement démembré entre les différentes puissances centrales de la péninsule. Sienne, Ferrare, Faenza, Pérouse, Urbino et, bien entendu, les Etats pontificaux se sont chacun servis sur le cadavre florentin. Le pire dans cette histoire, c'est que les anciens sujets des Médicis semblent heureux d'avoir trouvé un nouveau seigneur, se disant "qu'il ne pourra jamais faire pire que cette raclure de bidet de Pierre II".

Ce "diable de Petrucci" comme tende à l'appeler les Siennois, continue de faire des miracles afin d'élever Sienne au rang qui fut le sien quelques siècles auparavant. Bien que critiqué, ce roi de la fourberie et des coups savamment tortueux ne s'économise pas afin de rendre Sienne plus puissante. L'acquisition de Pise et des terres côtières appartenant auparavant à Florence contribue à rendre Sienne plus riche qu'elle ne l'était déjà. Elle semble presque la seule puissance capable de contrecarrer l'hégémonie économique de Venise.

À Ferrare, les festivités vont bon train. Hercule 1er, par sa diplomatie fine et son engagement auprès des puissances de Romagne et de Toscane, a permis à son Duché de s'agrandir, substituant à Florence le reste des terres côtières que Sienne ne s'est pas accaparée.
Partout à Ferrare, on célèbre la puissance d'Hercule 1er (qu'on compare à Heracles), notamment dans les pièces de la célèbre troupes de comédiens du Duché. Les comédies moquant Florence trouvent également un public réceptif, prompt il est vrai à rire du nain censé représenter Pierre II de Médicis.
Outre les pièces de théâtre, les festivités, les banquets et les beuveries, une grande loterie ducale a été organisée, rencontrant un grand succès auprès des sujets du duc.

L'allié historique de Ferrare, le Marquisat de Mantoue, s'est mué derrière un masque de neutralité durant ces derniers mois. François II, suivant la logique selon laquelle la ligue s'opposant à Florence en viendrait facilement à bout, a préféré resté en retrait, condamnant diplomatiquement l'attaque sur Bologne et soutenant l'action menée par les diverses puissances pour faire tomber Pierre II de Médicis.
Le marquis s'est essentiellement consacré à réaménager les voiries de Mantoue, afin de permettre un transport plus simple des ressources et des hommes. En parallèle, il a continué à développer la petite - mais fière - armée de Mantoue, continuant à envoyer ses intrépides éclaireurs dans les Alpes, afin d'observer au loin l'avancée des forces françaises. Les derniers chiffres rapportés aux oreilles du marquis évoqueraient environ 18 000 hommes et environ une cinquantaine de pièces d'artillerie, divisés en trois corps d'armée, s'apprêtant à pénétrer en Italie.

Des réaménagements en masse en Romagne : BONJOUR LE DUCHÉ DE FAENZA, AU REVOIR BOLOGNE INDÉPENDANTE

Si le Duché d'Urbino s'est vu récompenser pour son engagement dans la coalition contre Florence par l'obtention de nouvelles terres, le reste de l'année a été relativement calme, Guidobaldo de Montefeltro se cantonnant à continuer dans sa logique de développer le réseaux de manufactures et d'ateliers du duché. Même son de cloche du côté de Pérouse, où Baglioni s'est quant à lui efforcé de renforcer ses troupes, dans la tradition logique d'une seigneurie qui renouvelle fréquemment sa loyauté absolue envers le Saint-Siège.

À Rimini, historiquement plus guerrière que son voisin d'Urbino, Malatesta s'est essentiellement occupé à former ses troupes, craignant peut-être l'appétit de ses voisins.

Le Pape Alexandre VI ne s'est pas économisé durant ce début d'année. Leader spirituel de la ligue se battant contre Florence, il a émis un avis d'excommunication qui a probablement définitivement fait renoncer Pierre II dans son entreprise d'autodestruction. La République de Florence a accepté de se vassaliser au Pape pour échapper à sa destruction totale.
Les territoires des Etats pontificaux se sont donc grandement agrandis grâce à la prise de moult provinces appartenant anciennement aux Florentins. Cependant, cette extension du territoire pontifical s'est également fait au dépend de Bologne.
En effet, alors que les troupes pontificales menées par Cesare Borgia pénétraient triomphalement dans la ville, une délégation composée d'élus municipaux et de chefs des corporations est venue à la rencontre du gonfalonier de l'Eglise. Ils ont déclaré vouloir passer directement sous le giron du Saint-Siège, maudissant leur seigneur qui les avait mené dans cette épouvantable situation. En effet, le siège de la ville par les mercenaires suisses a été très éprouvant, de nombreux civils sont morts.
Alors que Cesare Borgia comptait s'emparer de Giovanni Bentivoglio pour le ramener à Rome, on lui indiqua, quand il pénétra dans le palais de la ville, que le seigneur déchu était parvenu à s'enfuir, passant par des souterrains et emportant avec lui une bonne partie du trésor de Bologne. L'homme est introuvable et en fuite.

Le conseil de régence du jeune Astorre III Manfredi n'en finit pas de servir avec brio son jeune seigneur. En effet, c'est à son initiative qu'une proposition de mariage a été envoyée à Forli afin de marier le prince de Faenza avec la fille de la Comtesse Sforza. La proposition a été rapidement acceptée par la dirigeante de Forli,  tant la nouvelle puissance économique de Faenza a de quoi convaincre n'importe qui.
Les fiançailles entre Astorre Manfredi et Bianca Riario ont donc été organisés et une grande fête a parachevé cette union des deux seigneuries en un nouveau duché : le Duché de Faenza.
L'immense fortune accumulée par Faenza durant l'année écoulée lui a permis de renforcer considérablement son armée, sous la supervision de Catherine Sforza qui a accepté de se mettre au service du jeune prince. Le tout-nouveau Duché de Faenza a donc de quoi impressionner ses voisins, apparaissant comme le premier vassal du Saint-Siège.

Au sud de l’Italie

À Naples, on continue de se préparer pour la guerre prochaine. Recrutements, développement de centres d'entraînements, les troupes napolitaines ont fière allure par rapport à ce qu'elles étaient il y a encore quelques mois.

Ferdinand II s'est efforcé de faire marcher son réseau diplomatique afin de se trouver des alliés et des capitaux pour pouvoir préserver sa couronne. L'entrée en guerre à ses côtés de Milan et de la Savoie, en plus d'afflux d'actifs étrangers dans ses caisses, a de quoi rassurer légèrement un souverain qui paraissait encore il y a peu au bord du précipice.
Sa politique intérieure continue de fonctionner, le parti pro-aragonais prenant de plus en plus d'importance. Incroyable mais vrai, il semblerait que les sujets du roi de Naples ne le détestent plus ; mieux, la plupart espèce qu'il parviendra à repousser les Français. Cependant, les soucis ne font que commencer.
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hgh23
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 23 Déc - 1:35

Les oreilles en sang après qu'elles aient tant sifflé, Pierre II alla se coucher en sanglotant.
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LuciusLanda
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 23 Déc - 14:44

Comme après chaque tour, voilà les différents classements, ainsi qu'une MAJ de la puissance des factions afin que vous puissiez mieux vous situez.

Classement économique :

1. Venise (Commerce)
2. Sienne
3. Faenza
4. Milan (Production)
5. Etats pontificaux

Classement militaire :

1. Milan
2. Savoie
3. Naples
4. Etats pontificaux
5. Venise


Classement du taux d'approbation des sujets :

1ers ex-aequo. Etats Pontificaux, Faenza, Ferrare, Mantoue
2. Gênes

Classement général :

1. Venise
2. Milan
3. Etats pontificaux
4. Faenza
5. Sienne


Grandes factions : Venise, Milan, Etats pontificaux, Faenza
Moyennes factions : Sienne, Naples, Savoie, Ferrare, Gênes,
Petites factions : Florence, Montferrat, Saluces, Mantoue, Rimini, Urbino, Pérouse

Les factions en vert sont montées dans la catégorie supérieure. Les factions en rouge sont descendues dans la catégorie inférieure. Celles en bleu n'ont pas changé de catégorie.

LES ACTIONS POUR VENDREDI 4 JANVIER À 22H DERNIERS DÉLAIS
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LARS

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 23 Déc - 17:50

Nous, Pandolfo Malatesta, seigneur de Rimini, félicitons sa sainteté Alexandre VI, notre seigneur et ses alliés pour avoir libérer les fidèles de Florence du joug tyrannique de Pierre de Médicis. Nous prenons par ailleurs aussi acte de la reprise en main de la cité de Bologne par notre lige et lui souhaitons de retrouver une prospérité qui lui faisait défaut ces derniers mois.

Nous félicitons de plus notre pair Astore Manfredi pour son mariage avec Bianca Riario, et leur souhaitons un mariage heureux et fertile.
Nous relevons cependant l'accession de notre pair, le seigneur Astore de Faenza, de Forli et d'Imola, au rang de duc sans que notre seigneur ne l'ai annoncée et souhaiterions quelques éclaircissements.
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Aedhr
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 24 Déc - 15:37

Nous, conseil de régence de Faenza au nom de notre duc Astorre Manfredi, remercions Pandolfo Malatesta pour ses nobles intentions et souhaitons éviter tout malentendu vis à vis de l'élévation au rang de Duc de notre seigneur. La fusion des seigneuries de Forli, d'Imola et de Faenza, sans compter l'annexion de territoires en Toscane ont tout simplement réorganisés l'équilibre en Romagne et nous pensions que l'élévation au rang de duché était plus à même de représenter Faenza et ce qu'elle englobe.

Il va sans dire que notre union a été bénie par le Saint-Père et que l'octroi du titre de Duc n'a pu se faire sans son aval, nous avons simplement préféré attendre la fête donnée en l'honneur des fiançailles de notre cher Duc pour annoncer la nouvelle à nos amis et pairs.
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Beregil
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 25 Déc - 12:55

Quand Boniface III, marquis de Montferrat, fut averti par ses ordonnances de l'assaut conjoint des troupes milanaises et savoyardes, on dit que le juron qu'il poussa fit blêmir ses conseillers. Si personne n'osa révéler le terme exact, la suite des propos du vieux marquis fut toutefois répétée hors de la salle.

"Je me doutais, après avoir vu les manoeuvres en Italie centrale, que l'honneur n'était plus une notion importante pour bon nombre de dirigeants ... Mais être ainsi trahi par cette garce ! Être trahi par sa propre famille ! Je n'étais pas certain de m'impliquer militairement dans la campagne du roi de France, mais ma nièce et le duc de Milan me forcent la main. Soit ! Ils ont voulu fouler au pied Montferrat, et bien je ferai tout pour transformer Montferrat en épine et l'enfoncer aussi profond que possible dans leur chair !"
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Temudhun Khan
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Jeu 27 Déc - 16:14

Ayant eu vent de la réaction de son oncle par un visiteur de passage, Blanche de Montferrat aurait réagi en ces termes :

"Quoi, Tonton ignorait que nous étions en guerre ? A-t-il oublié que nous avions répondu négativement à l'ultimatum français, ou bien qu'il était vassal du roi de France ?"

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Jeu 27 Déc - 17:02

Johann Burchard, maître des cérémonies à la Cour pontificale, rapporte le 10 septembre 1493 dans son journal :

"On rapporte que Léonard de Vinci, le prodigieux inventeur militaire qui était employé jusque là par Ludovic Sforza, se chercherait un nouvel employeur.

Peu regardant sur son futur mécène, il semble que la seule chose qui importe pour lui est de continuer ses expérimentations, jugées trop coûteuses par le duc de Milan
."

Ce personnage de type inventeur reviendra au joueur qui proposera la plus grosse somme pour le recruter (cela se fait via MP sur le Discord). Vous avez jusqu'au 29 pour me proposer un nombre de florins, sans savoir ce que les autres ont proposé. Le plus gros enchérisseur remporte la mise.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 1 Jan - 15:00

Johann Burchard, maître des cérémonies à la Cour pontificale, rapporte le 20 octobre 1493 dans son journal :

« Mantoue a vu Léonard de Vinci se rendre auprès du marquis François II pour prendre ses ordres.

Cette arrivée marque la fin des tractations qui entouraient le devenir du génie florentin. De nombreux potentats se sont concurrencés pour l’engager, mais l’offre importante du Marquisat de Mantoue a fini de convaincre de Vinci. Avec un tel atout dans sa manche, on se demande ce que le seigneur de Mantoue a derrière la tête, spécialement pour les mois à venir qui s’annoncent agités à la vue de l’avancée de l’armee française
. »
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mer 2 Jan - 21:37

Paolo Fregoso, au nom de la République de Gênes, annonce après de longues délibérations qu'il laissera passer sur ses terres les armées étrangères de la France ainsi que de Naples, sous condition qu'aucune bataille ne se passe en terres génoises. Cette décision fait suite au choix de neutralité et afin d'éviter toute souffrance au peuple de la République.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mer 2 Jan - 22:56

Missive du roi de France, Charles VIII, à Paolo Fregoso, doge de la République de Gênes :

"Suite à votre déclaration récente, nous avons estimé qu'il était absolument nécessaire de vous écrire cette lettre. En effet, cette annonce est, à nos yeux, une insulte aux promesses passées.

Il nous semble que nous avions proposé initialement trois différentes options aux potentats italiens face à notre entreprise : nous laisser passer, nous rejoindre ou, à défaut, devenir notre ennemi.

Vous aviez, il me semble, choisi la première de ces alternatives puisque vous vous étiez déclaré neutre, nous garantissant à cette occasion un laisser-passer sur vos terres. Cependant, nous apprenons aujourd'hui que vous avez fait de même avec l'usurpateur napolitain, lui certifiant qu'il pouvait débarquer sur vos côtes pour venir, plus aisément, nous affronter. En ce qui nous concerne, mon seigneur, nous voyons en ce geste tout sauf un acte de neutralité ; au contraire, c'est un acte de collaboration avec l'ennemi que nous, et nos alliés, avons juré d'anéantir.

En ces temps troublés, il peut être fort dangereux, mon cher ami, de tenter de jouer sur deux tableaux différents. En ce sens,  nous nous attendons à ce que vous clarifiez votre position une bonne fois pour toutes : soit vous retirer votre laisser-passer aux Napolitains, soit nous considérerons que vous faites dès à présent parti des ennemis de la France.

Nous espérons sincèrement que vous saurez revenir à la raison.
"
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 4 Jan - 14:33

Le Pacte d'Italie du Nord

Dans un climat d’insécurité grandissante en Italie, et vu les défaillances de la Ligue Italique, il a été nécessaire pour les souverains les plus fragiles de s’allier s’ils souhaitaient résister aux temps à venir, comme l’exemple de Bologne, d’Imola et de Forli nous l’ont démontré.

Ainsi, le Duché de Ferrare (Arkantos), le Marquisat de Mantoue (Endwars), la Seigneurie de Rimini (Lars) et le Duché d’Urbino (fabian_) signent en ce jour le traité du Pacte d’Italie du Nord.

Cette alliance implique que les puissances signataires aident ses membres à bouter d’éventuels envahisseurs hors de leurs frontières.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 4 Jan - 14:35

Nous, Hercule Ier d'Este signons ce traité.

Nous annonçons également  accepter que les troupes et les sujets du roi de France circulent sur nos terres, bien que cette éventualité semble encore un peu lointaine au vu de la hardiesse à laquelle nos voisins du Nord semblent prêt à défendre leurs frontières.
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Endwars

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 4 Jan - 14:37

Nous Francesco II Gonzaga, signons ce traité et invitons nos amis a établir des ambassades à notre cours
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LARS

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 4 Jan - 14:38

Nous, Pandolfo Malatesta, seigneur de Rimini, confirmons la signature de ce traité.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 4 Jan - 15:09

Annonce de Paolo Fregoso à l'attention de tous les seigneurs :

Nous, peuple de Gênes, en avons assez d'être dans l'inaction face à toute l'agitation dans le nord de l'Italie. Nous annonçons donc que Gênes entreprendra des actions pour assurer sa sécurité, et que la République ne se laissera plus marcher dessus comme si elle était une puisance mineure d'Italie. Que ceux qui chercheraient à nous causer du tort soient prévenu, qu'ils soient italiens ou étrangers, nous rendrons coup pour coup : oeil pour oeil, dent pour dent !
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hgh23
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 4 Jan - 16:44

La Seigneurie de Florence, par l'intermédiaire du gonfalonnier Pier Solderini, annonce reconnaître l'autorité du Saint Père, Représentant de Dieu sur terre.

Ce faisant, Pier Solderini s'interroge sur les devoirs que devait sa ville à l'Empereur. Face à l'inaction de celui-ci, il est obligé d'en tirer la conclusion que la Seigneurie de Florence n'a plus de devoirs envers lui. Elle invite également les cités italiennes encore membres du SERG à contempler et à tirer des leçons de la façon dont ce dernier sert et protège ses sujets.
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LuciusLanda
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Sam 5 Jan - 18:05

TOUR 3 - FEVRIER 1494



Les combats firent rage sur le territoire de Montferrat

Carte:
 

Comme il l'avait promis, Charles VIII laissa jusqu'au début de l'année 1494 aux potentats italiens avant de mettre à exécution son plan. Une fois la date passée, l'armée française se mit en marche, hâtées d'autant plus par les attaques de coalisés qui avaient mis à mal son avant-garde, commandée par le comte de Montpensier, et son allié, le Marquisat de Montferrat.
Ayant appris la défaite de Montpensier, Charles VIII, fou de rage, ordonna qu'on sépara son armée en quatre partie, chacune étant dirigée par des généraux émérites. Trois d'entre-elles se concentreraient sur la reprise des terres du nord, afin de pacifier la situation avant de fondre sur le réel objectif de cette campagne : la Couronne de Naples. La dernière fut envoyée avec une grosse partie de la flotte française vers le sud de la péninsule, afin de préparer l'arrivée du roi.

Ce début d'année 1494 fut donc marquée par les nombreux combats qui émaillèrent le nord de l'Italie. Les morts furent pléthore, dans chaque camp. Pendant que les deux coalitions se faisaient la guerre au nord, certains des seigneurs italiens épargnés par ce chaos en profitèrent pour charogner sur le dos de princes qui ne pouvaient se défendre face à tant de périls. Ainsi, la Corse vit une armée débouler pour faire changer son allégeance, bien escortée par une des flottes les plus puissantes de la Méditerranée, dont le dirigeant était toujours prompt à semer la discorde.

Cette guerre, que les historiens appelleraient plus tard la première Guerre d'Italie, s'était déjà montrée plus meurtrière qu'on n'aurait pu l'imaginer. Cinq mille mort, dix mille morts, chaque jour les cadavres s'amoncelaient un peu plus ; le pire étant que cela paraissait n'être qu'un début, tant la résistance italienne était acharnée.

L'arrivée de l'armée française au nord de l'Italie :

Dès le début de janvier, plus de 18.000 hommes, avec Charles VIII à leur tête, franchirent les Alpes pour voler au secours des alliés de la France. L'objectif était simple : libérer Montferrat de l'occupation savoyo-milanaise. Pour ce faire, Charles VIII prit la tête du 3ème corps d'armée française et décida que c'était à lui, et à personne d'autre, qu'incombait cette mission. Il ordonna à son cousin, Louis d'Orléans, de partir avec son corps d'armée vers le Nord de la Savoie pour faire plier les défenses de la trop entreprenante régente. Enfin, il fit embarquer la dernière partie de son armée, avec Robert de Balzac à sa tête, vers le sud de l'Italie afin de préparer son arrivée qui ne tarderait pas. Une fois cela fait, les combats allaient enfin pouvoir commencer.

Le débarquement napolitain sur la côte ligure (Décembre 1493) :

Le roi de Naples, Ferdinand 1er, se décida à mener lui-même son armée au combat sur les terres de ses alliés septentrionaux. Pour ce faire, il négocia avec le Doge de la République de Gênes afin d'avoir un laisser-passer sur ses terres, l'idée étant de débarquer en toute sérénité avant de foncer vers le nord à la rescousse de la Savoie et de Milan.
Cependant, bien au courant des accords de Gênes avec le roi de France, le souverain napolitain décida de se préparer à l'éventuelle trahison de la Superbe. Se faisant, il envoya une flotte marchande déguisée en flotte militaire afin de voir comment les Génois réagiraient dès le moment où les Napolitains mettraient le pied à terre, et évidemment ça ne manqua pas : l'armée génoise, qui se tenait en embuscade, jaillit et ravagea férocement les maigres troupes napolitaines qui n'avaient été envoyées là que pour les leurrer.

Plus à l'ouest, les véritables navires militaires napolitains accostèrent, délivrant des milliers de soldats, prêts à en découdre avec ceux qui venaient de les trahir. L'armée génoise arriva promptement, consciente de son erreur, et le combat s'engagea entre les deux forces. Malgré leur désorganisation, les troupes napolitaines étaient bien plus aguerries que celles de Gênes, et le combat, bien qu'équilibré au début, pencha rapidement du côté de l'Aragonais. La présence du roi à leur tête inspira fortement les hommes, qui repoussèrent aisément des Génois qui se débandèrent très vite. En une heure de combat, près de 2000 hommes étaient tombés, les trois-quart portant les couleurs de la Superbe. Naples avait gagné, occupant une partie du territoire de la République de Gênes, ce qui lui permettait à présent de regarder vers le nord, où des combats autrement plus meurtriers l'attendaient.

Au large, suivant le plan de Paolo Fregoso, les navires génois attaquèrent la flotte napolitaine. Cette dernière était légèrement inférieure en nombre, mais les deux forces se valaient en tout point. Ce combat maritime se solda donc par une courte défaite de Naples, malgré le même nombre de navires coulés de chaque côté. L'amiral napolitain ordonna à sa flotte de se replier du côté des eaux savoyardes. Les côtes ligures restaient donc aux mains de Gênes : une petite victoire dans un océan de mauvaises nouvelles.

La première bataille de Montferrat (Janvier 1494) :

Les temps étaient rudes du côté du Marquisat. En effet, outre l'invasion savoyo-milanaise qui avait amputé Montferrat d'une partie de son territoire, le début de l'année 1494 vit la mort du vieux marquis Boniface III. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que tous ces soucis avaient eu raison de la santé du vieil homme, qui n'oublia cependant pas sur son lit de mort de demander au comte de Montpensier de protéger son successeur : le jeune Guillaume IX, âgé d'à peine 12 ans.
Juste avant de s'éteindre, le marquis délivra une dernière mise en garde au général français : "Mon ami, je me dois de vous donner ce dernier avertissement. Des missives anonymes m'ont rapporté que le prince de Mantoue se serait enorgueilli d'avoir des éclaireurs infiltrés sur les flancs des armées françaises pour informer les coalisés de tous les mouvements de troupes, il préparerait même une tentative pour nuire à la personne du roi de France. Nous vous implorons de rester vigilant, et d'en informer notre monarque au plus vite.". Mis au courant, Montpensier se hâta d'envoyer un coursier à Charles VIII.

Les troupes françaises et l'armée du nouveau marquis de Montferrat étaient toujours repliées derrière les murailles de la ville, résistant tant bien que mal au siège mis en place par les troupes coalisées. Ils n'attendaient plus que l'arrivée des renforts venus de l'ouest, sinon ils ne seraient pas de taille face à la puissance de leurs adversaires.
Soudain, du haut des murailles, ils virent au loin l'étendard à la fleur de lys en même temps qu'ils entendirent le tocsin annonçant l'arrivée de Charles VIII et de son allié Ludovic II, marquis de Saluces. Au même moment, ils réalisèrent que l'armée savoyarde de Bayard et les forces napolitaines menées par Ferdinand 1er étaient en train de se mettre en place au sud de la ville pour lancer l'assaut final sur Montferrat.

Les Français arrivèrent juste à temps pour empêcher que cela ne se produisit. Dès lors, il ne faisait plus aucun doute que la première bataille de Montferrat allait avoir lieu, puisque voyant l'ennemi fondre sur eux, Bayard ordonna à ses troupes de changer de cap pour s'opposer à l'avancée française.
Les Napolitains occupaient le flanc gauche de l'armée coalisée, alors que les troupes savoyardes, plus nombreuses, occupaient le centre et le flanc droit. Par un parallélisme presque parfait, les forces du marquis de Saluces détenaient le flanc droit et les Français tout le reste. Les armées étaient quasiment équivalentes en nombre  même si l'artillerie penchait assez aisément du côté français. Toute l'issue de la bataille se jouerait donc dans la valeur des soldats, qui était fort grande dans chaque camp.

Les canons tonnèrent en même temps que les hommes et les cavaliers s'élancèrent. Ce fut une boucherie sans nom. Les Napolitains et les Saluciens se battirent férocement, chacune des deux armées étant menées par son prince. Les hommes de Ferdinand 1er était plus nombreux et plus expérimentés, et, se battant avec fureur, prirent au fur et à mesure de la lutte un léger avantage sur les troupes de Ludovic II, qui se démenait pourtant en première ligne (certains dirent qu'il cherchait se faisant à impressionner un roi de France qui de toute façon était bien trop occupé pour voir ses exploits).
De l'autre côté, la troupe personnelle du roi de France bataillait contre l'armée du plus glorieux des généraux coalisés : Bayard. Bien qu'en sous nombre, les forces savoyardes tinrent tête un long moment à l'armée française. Charles VIII, surpris de voir une telle résistance, ordonna à son régiment d'élite suisse de se jeter dans l'assaut pour forcer la décision. Malheureusement pour Bayard et ses hommes, l'importante artillerie française allait finalement faire pencher la balance du côté français, obligeant finalement le Savoyard à se replier face aux pertes qui commençaient à s'accumuler de plus en plus. Voyant son allié en grosse difficulté, Ferdinand, sagement, ordonna à ses troupes de faire de même, sachant bien que les Français ne tarderaient pas à contrebalancer l'avantage qu'ils avaient acquis contre l'armée de Saluces.

Les comptes furent salés pour les deux camps : près de 3000 morts du côté franco-salucien, contre 2500 morts du côté des coalisés. De nombreux canons furent perdus de part et d'autre. La victoire était malgré tout française, au moins du point de vue stratégique. Ferdinand 1er se replia sur les terres qu'il occupait à Gênes, tandis que l'armée savoyarde se replia en hâte vers le nord de la Savoie, d'où des nouvelles inquiétantes étaient parvenues aux oreilles de Bayard.

La deuxième bataille de Montferrat (Janvier 1494) :

Alors que les combats faisaient rage au sud du Marquisat, Montpensier comprit qu'était venu le temps d'agir contre les Milanais qui encerclaient plus au nord Montferrat. Voyant que les troupes du duc de Milan commençait à bouger pour rejoindre les coalisés plus au sud, il ordonna à ses troupes restantes et aux forces de Montferrat de tenter une sortie pour aller directement affronter les Milanais. Pris de court et ne pouvant éviter ce mouvement des assiégés, l'armée milanaise se résolut à combattre : la deuxième bataille de Montferrat pouvait commencer.

Le gros atout des Milanais reposait dans leur immense artillerie, qui surpassait largement celle des assiégés. Cependant, le sous-nombre criant et l'inexpérience de son armée furent comme deux boulets que le général milanais dût se traîner pendant une bataille qui s’avéra tristement déséquilibrée.
Les canons milanais bombardèrent sans relâche les premières vagues d'assaut françaises qui se virent décimer face à une telle puissance de feu. Au fur et à mesure cependant, ils ne purent empêcher les forces des assiégés d'atteindre les troupes régulières milanaises. Si les Français se battaient bien, comme à leur habitude, les troupes de Montferrat ferraillèrent comme jamais, hurlant à tout va "Non passeranno !", à des Milanais effrayés par une telle ardeur. Ces derniers, largement en sous-nombre et démoralisés de voir leur emprise disparaître, finirent par sonner la retraite abandonnant une quinzaine de pièces d'artillerie qui furent détruites par la furia montferratoise.
La bataille fit là encore un nombre conséquent de victimes : 1500 milanais périrent. On déplora le même nombre de morts dans l'autre camp, plus quelques canons détruits.

Progressivement, les troupes franco-montferratoises libérèrent les zones auparavant occupées par les coalisés. Les troupes milanaises se retirèrent sur les territoires du Duché. Montferrat était libre.

Plus au nord du Marquisat, à la frontière franco-savoyarde, de nouveaux périls semblaient menacer les coalisés.

L'invasion française au nord de la Savoie par l'armée du duc d'Orléans : la bataille de Pinerolo (Février 1494)

Charles VIII avait bien prévu son coup. Sachant que les armées coalisées seraient occupées à se battre contre les forces franco-saluco-monferratoises au sud de la Savoie et sur les territoires de Montferrat, il ordonna à son cousin Louis d'Orléans, de tenter une incursion en terre savoyarde par le nord afin de redescendre vers Turin.

Louis d'Orléans progressa rapidement, dévastant tout sur son passage. Cependant, Blanche de Montferrat, vite mis au courant, rappela au plus vite l'armée de Bayard, défaite récemment sur les terres de Montferrat, afin qu'elle s'oppose à l'avancée française. Les deux armées s'affrontèrent finalement près de la ville de Pinerolo.

Sans être le plus grand des experts militaires, il était aisé de voir à la vue des forces en présence qui gagnerait cette bataille. Les troupes savoyardes, même si elles étaient les plus fameuses de toute la péninsule, auraient bien du mal à faire le poids face à l'armée du duc d'Orléans qui lui était deux fois supérieure en nombre. Les Français étaient de plus frais et avaient hâte d'en découdre, là où les Savoyards sortaient particulièrement fatigués d'une rude campagne.
Le combat s'engagea et la résistance savoyarde fut absolument acharnée, les soldats sachant bien qu'une lourde défaite mettrait Turin à la merci des troupes françaises. Cependant, selon une certaine logique, les Français finirent par faire plier les Savoyards, qui durent logiquement se replier vers leur capitale. Cette défaite ne fut cependant pas vaine, puisqu'elle brisa l'élan de l'armée du duc d'Orléans, qui ordonna un repos forcé pour penser les plaies d'hommes qui avaient quand même fortement dégustés.
On compta près de 1500 morts du côté français, contre 1000 savoyards. L'armée savoyarde se réduisait comme peau de chagrin, bataille après bataille, alors même qu'elle paraissait être la plus vaillante sur le champ de bataille.

Au large des côtes savoyardes :

Les mauvaises nouvelles s'accumulèrent à Turin où un messager apprit à Blanche de Montferrat qu'une offensive du Marquis de Saluces avait eu lieu après la victoire franco-salucienne lors de la première bataille de Montferrat.
En effet, Ludovic II ordonna au reste de son armée de se ruer sur Nice, non-défendue, afin de s'emparer des terres au sud de la Savoie. L'idée était simple : empêcher le débarquement d'autres renforts coalisés.

Ce fut rapidement fait, en même temps qu'au large des côtes avaient lieu des affrontements entre la flotte française et les flottes coalisées. 25 navires français s'opposèrent à la maigre flotte savoyarde et aux bateaux restants napolitains qui avaient servi au débarquement sur les côtes ligures. Les coalisés furent éradiqués sans autre forme de procès, tous les navires furent coulés là où les Français ne perdirent que cinq bâtiments. La mer Ligure était sous contrôle français à présent.

Autres nouvelles :

A Venise, le Doge continue de suivre sa politique commerciale expansionniste. Pour l'instant, l'argent coule à flots, malgré les tensions récentes avec l'Empire Ottoman. Des négociations se sont récemment ouvertes avec ces derniers, Pietro Bembo ayant été envoyé dans la capitale ottomane afin d'évoquer les récents événements en Méditerranée. L'ambassadeur vénitien n'a pas chômé pour se faire bien voir, multipliant les réceptions. Cela n'aura pas eu d'effet sur Bajazet II, le Sultan attendant des résultats avant de se positionner.

Le réseau d'espionnage de Mantoue continue de faire des miracles. Il se dit que les espions de François II seraient parvenus à voler des plans et des informations de la première importance concernant l'entreprise des Français. Le Marquis de Mantoue s'en réjouit fortement. Cependant, des nouvelles récentes feraient l'état de la mise en place dans le camp français de mesure pour retrouver tous les éclaireurs et espions. Certains ont déjà été arrêtés et dûment écorchés.
Dans un autre registre, Léonard de Vinci est bien arrivé du côté du Marquisat. Il est rapidement allé prendre ses ordres auprès de son nouveau maître et s'est mis au travail.

En Savoie, on célébra l'héroïsme des héros savoyards qui avaient repoussé la première offensive française durant l'année précédente : Bayard est vu comme une idole nationale. Cette ferveur ne s'éteignit pas malgré les défaites récentes de la coalition. Pour exalter sa population, Blanche de Montferrat n'hésita pas à déclamer un grand discours depuis le balcon du palais turinois : "Nous sommes agressés dans cette guerre ourdie par le roi de France afin d'étendre son influence sur nos terres, il a corrompu ou manipulé nos voisins de Montferrat afin d'en faire ses marionnettes, nous attaquer dans le dos et piller nos terres, et nous n'avons fait que nous défendre de manière préventive. Toute sa clique est composée de lâches impies et dépravés, et il manigance même avec les Juifs qui devaient lui ouvrir les portes de Turin mais ont heureusement été démasqués à temps. Par mesure préventive, j'ordonne l'expulsion de tous les juifs de Savoie, la saisie de leurs biens et l'annulation de toutes les dettes contractées par la maison de Savoie et ses sujets à leur égard.". Cette annonce prit au dépourvu les juifs de Savoie qui n'eurent pas le temps de répliquer, les soldats étant déjà à leurs portes pour les chasser.

Certains marchands de Ravenne rapportèrent qu'un seigneur fortuné aurait embarqué sur un bateau en direction de Chypre. Il semblait pressé et fortement inquiet.

Le centre de l'Italie :

Alors que le nord de l'Italie était en proie au chaos, certains seigneurs en ont profité pour se repaître du malheur de leurs voisins septentrionaux.

L'invasion de la Corse
:

Alors que l'armée siennoise séjournait à Pise, des navires vénitiens apparurent au large. Loin d'effrayer des Siennois qui les attendaient de pied ferme, la flotte vénitienne vint gentiment accoster pour permettre l'embarquement des hommes de Pandolfo Petrucci.

Bien au courant des périls qui planaient sur la tête de Gênes, les deux alliés en profitèrent pour naviguer en direction de la Corse. Les troupes siennoises débarquèrent à l'est et, suivant les instructions du Prieur, prirent directement les choses en mains. L'objectif était simple : sachant l'île dégarnie, les Siennois n'auraient aucun mal à placer de nombreux territoires sous leur contrôle. C'est ce qu'ils firent, n'oubliant pas au passage de s'emparer des greniers de blés et de piller les villes les plus riches de l'île. Cependant, la Corse étant grande et l'armée siennoise étant réduite, elle se retrouva rapidement sans possibilité de continuer davantage sans s'exposer. Le général siennois ordonna dès lors l'arrêt de l'invasion. Il organisa également la distribution de nourritures auprès des citoyens les plus modestes, espérant ainsi pacifier une région qui n'aimait pas facilement se faire soumettre.

Autres nouvelles :

La fin de l'année 1493 vit donc Pier Soderini prendre le contrôle de Florence. La ville, en bien piteux état, espérait que le nouveau gonfalonier lui permettrait de retrouver un tant soit peu de sa splendeur. Force est de constater que celui-ci ne ménagea pas ses efforts pour remettre la ville en état de marche.
Avec un investissement massif dans les manufactures de la ville, Florence retrouva rapidement toute son agitation. Avec une politique populaire marquée par sa volonté d'unir tous les Florentins derrière son projet, Soderini vit ses soutiens augmenter jour après jour. Si Florence n'est plus ce qu'elle était du temps de sa splendeur, elle semble toutefois avoir laissé derrière elle l'image de Pierre II.

Le Saint-Siège marqua sa volonté d'aider son nouveau vassal florentin en lui faisant un don de liquidités afin de reconstruire ce qui avait été détruit. Le Pape continua également sa politique de modernisation du Saint-Siège tout en rassurant les peuples de son état quant aux dangers qui menacent l'Italie. Il envoya dans toutes les villes et tous les villages des Etats pontificaux des crieurs chargés de marteler le message suivant : "Le Saint-Siège ne laissera quiconque piller les biens, détruire les récoltes et les corps de ses sujets. Nous voulons vous faire connaitre notre détermination quant à la recherche de la paix, de la prospérité mais également de notre inébranlable détermination à ne pas laisser le peuple dépérir à cause de ceux qui ne recherchent que la guerre."

Du côté de Ferrare - qui s'est récemment déclarée neutre en autorisant le roi de France à passer sur ses terres -, on profita de la chute de la seigneurie bolonaise pour proposer à ses anciens artisans, artistes et commerçants, ruinés par les six mois de guerre, de venir s'installer sur les terres du Duché. Cette politique allant dans le sens de ce qu'Hercule 1er d'Este ne cessait de mettre en place depuis plus d'un an, elle rencontra un grand succès auprès des anciens sujets du peu regretté Giovanni Bentivoglio.

Du côté des principautés romagnoles, rien de bien nouveau à signaler. Tous les Etats vassaux des Etats pontificaux continuèrent leur développement tant économique que militaire, sous la sainte bénédiction d'Alexandre VI. On dénota cependant un large commerce de cartes représentants des parties inexplorées des Indes occidentales récemment découvertes par l'aventurier Christophe Colomb. L'exemple du navigateur génois créa un large engouement auprès de riches marchands toujours enclins à faire fortune. Il est fort amusant de noter qu'aucun de ces marchands ne tenta de vérifier si les cartes étaient fiables avant de se lancer dans ces périlleuses expéditions.

A noter que de nombreux prêts ont encore été acceptés par la Banca Monte dei Paschi di Siena qui a décidé en conséquence de fermer ses guichets jusqu'à nouvel ordre, attendant le retour des liquidités avant de permettre de nouveaux emprunts.

Au sud de l'Italie :

Alors que Ferdinand 1er décida de prendre directement la tête de son armée afin de débarquer à Gênes et de tenter d'entraver la progression française au côté de ses alliés savoyards et milanais, il laissa derrière lui son royaume sans défense. Rasséréné, il est vrai, par une population de plus en plus disposée à le suivre dans la lutte, il ne prévit pas qu'une offensive, pourtant largement anticipable, aurait lieu directement sur ses terres.

L'invasion de Naples (Janvier 1494) :

En effet, Charles VIII, bien conscient qu'il serait largement mis à contribution dans le nord de la péninsule, décida d'envoyer en "éclaireur" le quatrième corps d'armée commandé par Robert de Balzac, pour voir si un débarquement sur les terres napolitaines était possible.
La flotte française fit donc un détour en passant par les Bouches de Bonifacio afin d'éviter les flottes qui ne manqueraient sûrement pas d'être en nombre en mer Ligure. Arrivant à proximité des côtes napolitaines, les Français eurent la stupéfaction de ne voir aucun navire de guerre napolitain pour les attendre. Si les tocsins sonnaient au loin, annonçant à la population qu'un débarquement était proche, ils ne virent aucune troupe régulière prête à les attendre pour riposter. Naples était tout simplement sans défense.

Le général français ordonna dès lors à ses troupes d'entrer dans Naples afin d'en prendre le contrôle. Ils trouvèrent de temps à autre des barricades dans les rues de la ville, la plupart des citoyens se réclamant pro-aragonais, mais aucune réelle résistance ne se mit en place pour contrecarrer leur avancée. Le Royaume de France était donc maître de Naples, sans même avoir eu à combattre. Interloqué, Robert de Balzac commanda à ses troupes de continuer d'avancer à l'intérieur des terres. Finalement, ne voyant toujours pas l'once d'une véritable opposition, il estima qu'il était de son devoir d'attendre les ordres de Charles VIII afin de voir ce qu'il devait faire - l'ordre initial ayant été de s'emparer seulement de la ville de Naples.

Les Napolitains s'interrogeaient sur ce qu'il allait advenir, attendant avec inquiétude des nouvelles d'un roi qui leur semblait bien loin à cette heure.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Sam 5 Jan - 18:47

Proclamation Siennoise, signée Prieur Pandolfo Petrucci :

La République de Sienne, par la présente et par la volonté de Panfolfo Petrucci son prieur et dirigeant, annonce reconnaître la suzeraineté pleine et entière de Sa Sainteté le Pape Alexandre VI.

Cette décision qui n'a pas été si facile à prendre est pourtant la garantie d'une Italie Centrale forte et unie sous l'égide du plus légitime des hommes, le représentant de Dieu sur Terre.

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Sam 5 Jan - 18:53

Hercule Ier d'Este souhaiterait jurer fidélité à sa sainteté le pape, héritier de Saint Pierre et représentant de Dieu sur terre. En effet ce fut sous le pontificat de Paul II - que son âme trouve les voies du seigneur -  qui l'héritier de saint Pierre avait érigé le marquisat de Ferrare en duché, alors détenu par notre ancêtre Borso d'Este, que le seigneur ait son âme également. Par conséquent nous souhaiterions renouveler l'antique suzeraineté entre le souverain Ferrare, nous Herculer Ier d'Este, et le vicaire du Christ, sa sainteté le pape Alexandre VI.

Enfin face à la défection de l'empereur du Saint Empire concernant ses vassaux d'Italie, nous ne comptons pas renouveler notre allégeance concernant les territoires de Modéne et de Reggio. Un souverain qui abandonne ses vassaux est indigne de tout serment.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Sam 5 Jan - 23:38

Après la deuxième bataille de Montferrat, les troupes franco-monferratiennes rentrèrent victorieuses à la capitale. Le jeune marquis Guillaume IX accueillit les combattants et prononça le discours suivant :

"Nous sommes ici. Nous sommes ici chez nous dans Montferrat levé ! Montferrat, Montferrat outragé, Montferrat brisé, Montferrat martyrisé, mais Montferrat libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière : c'est-à-dire de la France qui se bat. C'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. Vive le roy Charles VIII !"

La troupe scanda en réponse :

"NON PASSARANO § NON PASSARANNO § NON PASSARANNO § LUNGA VITA AL RE DI FRANCIA §"
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 6 Jan - 0:14

Devant les désastres qui frappaient de toute part le duché de Savoie malgré la vaillance de ses soldats, Blanche de Montferrat décida de s'adresser à son peuple depuis le balcon du palais ducal de Turin.

"Nous avons devant nous une épreuve de la pire espèce. Nous avons devant nous plusieurs, plusieurs longs mois de bataille et de souffrance. Vous demandez quelle est notre politique ? Je vous dis : elle est de faire la guerre, en mer, en terre et dans nos prières, avec toute notre puissance et toute la force que Dieu peut nous donner ; de faire la guerre contre une tyrannie monstrueuse qui n'a pas d'équivalent dans le noir et lamentable recensement des crimes de l'humanité. Voilà notre politique. Vous demandez quel est notre objectif ? Je vous le dis en un mot : c'est la victoire, la victoire à tout prix, la victoire malgré la terreur, la victoire peu importe le temps et les efforts que cela demandera. Nous irons jusqu'au bout, nous nous battrons en France, nous nous battrons sur les mers et les océans, nous nous battrons avec toujours plus de confiance ainsi qu'une force grandissante dans les montagnes, nous défendrons notre terre, quel qu'en soit le coût, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines même si nous avons du mal à y survivre ; nous ne nous rendrons jamais !"

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 6 Jan - 0:27

Comme après chaque tour, voilà les différents classements, ainsi qu'une MAJ de la puissance des factions afin que vous puissiez mieux vous situez.

Classement économique :

1. Venise (Commerce)
2. Sienne
3. Faenza (Production)
4. Milan
5. Etats pontificaux

Classement militaire :

1. Faenza
2. Naples
3. Etats Pontificaux
4. Saluces
5. Sienne


Classement du taux d'approbation des sujets :

1. Etats pontificaux, Ferrare, Faenza
2. Saluces, Urbino

Classement général :

1. Faenza
2. Venise
3. Etats pontificaux
4. Sienne
5. Milan


Grandes factions : Venise, Etats pontificaux, Faenza
Moyennes factions : Milan, Sienne, Naples, Ferrare, Montferrat, Urbino
Petites factions : Savoie, Gênes, Florence, Saluces, Mantoue, Rimini, Pérouse

Les factions en vert sont montées dans la catégorie supérieure. Les factions en rouge sont descendues dans la catégorie inférieure. Celles en bleu n'ont pas changé de catégorie.

LES ACTIONS POUR VENDREDI 11 JANVIER À 22H DERNIERS DÉLAIS
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 6 Jan - 1:29

Le Duché de Milan souhaite bénéficier des services du condottieres Vitellozzo Vitelli. Nous esperons qu'il répondra favorablement à notre appel.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    

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