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 Avènements des Princes

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LuciusLanda
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LuciusLanda

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 6 Jan - 1:41

Dans son Histoire de l'Italie, François Guichardin rapporte ces éléments en date de mars 1494 :

"Vitellozzo Vitelli répondit à l'appel du duc de Milan et se mit en route dès le mois de mars vers la Lombardie alors qu'on annonçait l'arrivée de mercenaires suisses à Turin.

De la même manière, Prospero Colonna fut embauché par Ferdinand 1er de Naples. Il se hâta pour le rejoindre en Ligurie."
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 6 Jan - 14:09

Johann Burchard, maître des cérémonies à la Cour pontificale, rapporte le 5 février 1494 dans son journal :

"Une nouvelle importante vient de m'être rapportée par un émissaire germanique : Frédéric III est mort. Son fils Maximilien devient donc de facto l'empereur du Saint-Empire.

Il semble très occupé par les problèmes que rencontrent les Habsbourg en Autriche, mais l'ambassadeur m'a énoncé qu'il "ne tarderait pas à s'intéresser à la situation italienne, estimant que son père avait été bien trop permissif".
"
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LuciusLanda
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 6 Jan - 14:30

Missive de Charles VIII à l'attention du duc de Milan et de la régente de Savoie :

"Mes seigneurs, il est temps d'accepter l'évidence. Votre résistance a été noble et valeureuse, mais force est de constater qu'elle a été vaine.

Nous vous adressons cette missive afin de commencer à négocier les termes de vos redditions respectives. Vous avez déraisonnablement décidé de soutenir l'effort de guerre de l'usurpateur aragonais alors que nous vous avions simplement invité à nous laisser un droit de passage sur vos terres. Nos aspirations étaient justes et simples : retrouver la couronne qui nous revenait de droit. Vous vous y êtes sottement opposés, mais aujourd'hui l'heure n'est plus à donner la leçon.

Nous et nos alliés vous avons battu sur tous les terrains. Vos territoires sont envahis, vos flottes réduites à néant, vos armées décimées. Nous vous conjurons de revenir à la raison, avant que des dégâts bien pires ne soient infligés à vos nations.

C'est pour cette raison que nous vous proposons les termes suivants :

- Vous vous retirerez des combats et libérerez les territoires des amis de la France que vous occupez.
- Vous retirerez votre soutien à l'usupateur aragonais et reconnaitrez les prétentions françaises comme les seules légitimes.
- Nous signerons un pacte de non-agression d'une durée de un an.
- La ville de Nice et la bande côtière au sud de la Savoie reviendra au Marquisat de Saluces qui l'occupe actuellement.
- Vous dédommagerez le Marquisat de Montferrat pour votre invasion, en terres ou en liquidités.

En échange de l'acceptation de ces termes, nous nous engageons à restituer toutes les terres directement occupées par les forces militaires françaises.

Vous avez jusqu'à la fin de ce mois pour répondre à cette missive, sous peine de quoi nous considérerons que vous refusez de vous rendre. Si cela venait à arriver, croyez bien que les conséquences seront terribles pour vous et vos sujets.
"
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LuciusLanda
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 7 Jan - 22:40

Missive de Charles VIII à l'attention des potentats italiens :

"Aujourd'hui, nous avons reçu la réponse de l'usurpateur aragonais à notre proposition de reddition. Nous lui offrions, bien charitablement, la possibilité de se rendre et de reconnaître notre légitimité à occuper la Couronne de Naples, en échange de sa vie et d'un territoire qu'il pourrait gouverner en toute souveraineté.

La missive qu'il nous a fait parvenir énonce qu'il n'est absolument pas prêt à se rendre, et que sa volonté de demeurer accroché à un pouvoir, qu'il ne possède déjà plus dans les faits, est plus importante que son honneur et la vie de ses fidèles.

Prenant bonne note de sa sottise, nous en tirons toutes les conséquences qui s'imposent. Dès lors, mes seigneurs, retenez bien que nous ne nous arrêterons pas tant que ce roitelet ne sera entre pas nos mains. Lorsque nous aurons écrasé sa pathétique tentative de baroud d'honneur, lui et toute sa famille seront exécutés devant le palais royal de Naples.

Nous avons tenté d'être miséricordieux en agissant comme un bon prince chrétien. Je crains maintenant que l'heure ne soit plus au pardon, mais au châtiment.

L'aveuglement de l'Aragonais ne doit pas être pris en exemple par ses alliés milanais et savoyard. Nous vous conjurons de revenir vers la lumière tant qu'il en est encore temps.
"
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Silvio007

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 7 Jan - 22:46

Discours de Ferdinand II, Roi de Sicile et de Naples légitime, depuis les plages liguriennes où il se trouve actuellement:

Messieurs,

Je vous déclare ici en présence de cette assemblée devant et devant tout le peuple italien et napolitain, que j’assume à moi tout seul la responsabilité politique, morale et historique de tout ce qui arrive et arrivera... Si la résistance et les idéaux anti-français n’ont été qu’une affaire d’huile de ricin et de bâtons pour certains, et non pas, au contraire, la superbe passion de l’élite de la jeunesse italienne, c’est à moi qu’en revient la faute !

Un peuple ne respecte pas un gouvernement qui se laisse vilipender. Le peuple veut que sa dignité soit reflétée dans la dignité du gouvernement, et le peuple même avant moi a dit : "Assez ! La mesure est comble !"

Lorsque deux éléments sont en lutte et lorsqu’ils sont irréductibles, la solution est dans l’emploi de la force. Il n’y a jamais eu d’autres solutions dans l’histoire et il n’y en aura jamais d’autres !

Maintenant j’ose dire que le problème sera résolu. La résistance, à la fois napolitaine, savoyarde et milanaise, est en pleine puissance.

Messieurs, vous vous êtes fait des illusions ! Vous avez cru que la résistance était finie...

L’Italie, Messieurs, veut la paix, la tranquillité, le calme laborieux ; nous lui donnerons tout cela, de gré si cela est possible, et de force si c’est nécessaire.

Soyez certains que, dans les mois qui suivront mon discours, la situation sera éclaircie, comme l’on dit, dans toute son ampleur. Et que tout le monde sache que ce n’est pas là le caprice d’un homme, que ce n’est pas un excès de pouvoir de la part du gouvernement, que ce n’est pas non plus une ignoble passion, mais qu’il s’agit seulement d’un amour puissant et sans bornes pour la patrie !

Peuple Napolitain ! N'ayez crainte ! L'usurpateur sera vaincu, vous serez libéré, et votre résistance ne sera pas vaine !
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kevin13
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 7 Jan - 22:50

Moi, Duc de Milan, prend la difficile mais néanmoins nécessaire décision d'accepter l'offre du Roi Charles VIII. Au vu de la situation actuelle de la guerre, il est plus sage d'accéder à sa requête et de reconnaître la légitimité de sa prétention sur la couronne Napolitaine, nous acceptons également le libre passage des troupes françaises visant ce but, bien que Naples soit déjà conquise.

Concernant les termes plus précis de la paix avec Montferrat, des indemnités de guerre à hauteur de 15 florins seront versé à cette dernière dans une durée de 2 ans. En attendant le paiement intégrale de la somme, Bianca, fille de Ludovic Sforza, sera sous la garde du marquis de Montferrat.

Nous enjoignons nos alliés de circonstance à accepter la paix française pour cesser d'affaiblir l'Italie du nord, au risque de voir disparaître nos lignées dans le néant de l'Histoire.
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Beregil
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 7 Jan - 23:01

Le Marquisat de Montferrat confirme avoir trouvé un accord avec le Duché de Milan pour mettre fin au conflit. Le duc a fait preuve de sagesse en choisissant de ne pas se sacrifier, lui et ses gens, pour la cause perdue de l'usurpateur aragonais.
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Temudhun Khan
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 7 Jan - 23:35

Le duché de Savoie, en la personne de la régente Blanche de Montferrat, est contraint d'admettre sa défaite suite à la reddition du duché de Milan. Nous reconnaissons la légitimité du roi Charles VIII au trône de Naples et cédons en compensation de l'effort de guerre nos territoires méridionaux à Saluces et Montferrat.

Spoiler:
 

Nous signons par ailleurs un pacte de non agression d'un an avec le royaume de France et ses alliés dans cette guerre, et nous retirons de toute parodie d'alliance prétendant protéger l'Italie contre des souverains étrangers.

_________________
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Lun 7 Jan - 23:43

Le Marquisat de Montferrat confirme avoir conclu un accord avec le Duché de Savoie pour une cession de territoires au titre des indemnités de guerre, ainsi qu'un pacte de non-agression d'un an.

Nous espérons que les relations entre les différentes puissances de la région pourront désormais se normaliser et redevenir pacifiques pour longtemps.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 1:14

De même que son allié de Montferrat, le marquisat de Saluces reconnaît les différents traités signés avec les ennemis du Roy de France et espère qu'ils ouvrent une ère de paix entre voisins.
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labtecldlc

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 18:05

Magré son âge avancé et son état de fatigue important, Paolo Fregoso se présente à la tribune du palais de Gênes, et entame un discours pour sa population inquiète :

Peuple de la République ! Peuple de Ligurie, peuple de Corse ! Je sais que vous êtes encore sous le choc des différentes occupations qui gangrènes notre pays. D'abord les napolitains aux ordres de l'usurpateur qui occupent notre frontière ouest. Ces soldats étrangers, je vous le garantie, seront bientôt parti ! En effet, nos alliés français ainsi que nos frères de Montferrat, en récompense pour notre fidélité, vont les chasser de nos terres. Quand aux vils siennois sous les ordres du démon Petrucci, je vous assure que moi, Paolo Fregoso, fait la promesse de les faire quitter nos terres, de rendre à la Corse sa liberté ! Fiers habitants de l'île, ne relâchez rien ! Luttez contre l'envahisseur, nous arrivons pour vous !
Quand à nos ennemis, les rats siennois, quittez nos terres tant qu'il en est encore temps, ou subissez les conséquences de votre sournoiseries ! Soldats de Sienne, vous ne trouverez que la morts en ces lieux, la votre !
Nous souhaitons également nous adresser aux chiens derrière l'attaque de la Corse, les vénitiens, qui ont transporté les troupes ennemis. Vos actions ne seront pas oubliez, et Gênes jure, devant Dieu Tout-Puissant, que vous paierez pour les souffrances apportez à notre peuple ! Retournez en Adriatique avec vos navires, ceci est notre unique avertissement.

Par le présent discours, moi, Paolo Fregoso, Doge de la République de Gênes, déclare officiellement la guerre à la République de Venise ainsi qu'à la République de Sienne. Tous leurs biens marchands sont confisqués sur nos terres, et leurs ressortissants sont chassés de nos terres !
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Dodo
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 18:47

Venise n'a que faire des déclarations d'un pirate dont elle ne saurait reconnaître l'autorité, ni sur Gênes, ni sur la Corse, ni sur quoique ce soit d'autre.

Si le port de Gênes doit être bloqué jusqu'à ce que le pirate Fregoso ne doive attraper de ses propres mains les rats qui hantent les ruelles tortueuses de sa cité lubrique pour les dévorer avec son avidité naturelle, ainsi en sera-t-il.
La Sérénissime sait que le peuple de Gênes n'est en aucun cas coupable des actions de celui qui prétend le diriger. Mais quiconque le suit, quiconque se laisse manipuler dans ce qu'il appelle sa "Guerre" alors que l'homme a voulu provoquer un conflit majeur avec les Turcs, est un complice du pirate Fregoso.

Venise retournera en Adriatique avec ses navires. Mais, comme le firent les empereurs païens, ce sera en emportant le pirate Fregoso pour l'exposer lors d'un grand Triomphe.

Qu'il en soit ainsi que la Sérénissime le dit.

_________________
Aedhr a écrit:
Parce qu'au moins, Dodo à l'intérêt de donner des arguments logiques.

Beregil a écrit:
Pourquoi parle-t-on soudainement de viol et de pornographie quand le nom de Wellan est cité ?

Citation :
[23:08:52] Anthonyuss : Et toi Arz, tes exploits sur Warcraft ?
[23:09:21] Arzgluf : afk

Grand Capitaine Haddockov du CPTS Licorne.
C'est une prosopopééééééée... Qui dit "Non non, non non, nooooon !"
Heureux détendeur de la Médaille Commémorative de la Bataille de la Libération du 30 juin 2011.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 19:21

Le conseil de régence du duché de Faenza, au nom du seigneur Astorre Manfredi, annonce avoir loué les services d'une partie de son armée en tant que Condottierre au service de la République de Venise.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 19:23

La Sérénissime confirme l'annonce et remercie d'avance le duc de Faenza pour ses services de qualité.

_________________
Aedhr a écrit:
Parce qu'au moins, Dodo à l'intérêt de donner des arguments logiques.

Beregil a écrit:
Pourquoi parle-t-on soudainement de viol et de pornographie quand le nom de Wellan est cité ?

Citation :
[23:08:52] Anthonyuss : Et toi Arz, tes exploits sur Warcraft ?
[23:09:21] Arzgluf : afk

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 22:11

Le conseil de régence du duché de Faenza, au nom du seigneur Astorre Manfredi, annonce l'adhésion au de Faenza au sein du Pacte de l'Italie du Nord.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mar 8 Jan - 23:58

Dans son Histoire de l'Italie, François Guichardin rapporte ces éléments en date de mars 1494 :

"La longue procession de troupes mercenaires traversant l'Italie n'en finissait plus. En effet, un autre conflit d'importance semblait poindre le bout de son nez depuis l'invasion de la Corse par les forces régulières siennoises. Après la vile attaque des troupes de Petrucci sur l'île génoise, les deux forces ennemies décidèrent de se déclarer la guerre de façon plus officielle.

Dès lors, des régiments de lansquenets suisses affluèrent de l'autre côté des Alpes pour rejoindre les deux républiques de l'ouest alors que la Sérenissime engagea officiellement le condottiere Bartolomeo d'Alviano afin de préparer la guerre à venir
."


Dernière édition par LuciusLanda le Mer 9 Jan - 1:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mer 9 Jan - 1:36

ServietSky rejoint le jeu en tant que Recteur de la République de Raguse. Very Happy

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mer 9 Jan - 15:06

La Sérénissime République de Venise, par la voix de son doge Agostino Barbarigo, annonce officiellement être parvenue à trouver un accord avec le Duc de Milan et l'honorable famille Sforza.
Venise et Milan seront liés par un pacte de non-agression de six mois, renouvelable, qui permettra à Milan de se sentir en paix lors de la reconstruction qui suit la guerre, et à Venise d'agir librement à l'encontre des pirates génois.

Par ailleurs, et dans le cadre de ce pacte, Venise annonce et déclare officiellement son attachement à l'indépendance de Gênes. L'intervention militaire n'a en effet pas pour but la conquête de leur territoire ou la soumission de leur cité, mais bel et bien la punition du pirate Fregoso et l'obtention de compensations pour les nuisances commises par les pirates sous faux pavillon.

Qu'il en soit ainsi que nous le disons.

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Aedhr a écrit:
Parce qu'au moins, Dodo à l'intérêt de donner des arguments logiques.

Beregil a écrit:
Pourquoi parle-t-on soudainement de viol et de pornographie quand le nom de Wellan est cité ?

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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Mer 9 Jan - 15:07

Le Duc de Milan approuve les dires Vénitiens et signe le pacte de non agression.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Jeu 10 Jan - 12:02

Gênes annonce que toute potentielles actions violentes avec le Duché de Milan sont terminées. Nous cédons également au Duché de Milan la région de la Spezia à notre frontière Est. En échange, le condottiere Vitello Vitezzi passe sous le commandement de l'armée génoise.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Jeu 10 Jan - 12:10

Le Duc de Milan Valide ce que le doge de Gênes a annoncé.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Jeu 10 Jan - 21:18

A Montferrat, d'importantes festivités ont suivies la signature des accords de paix avec le Duché de Milan et le Duché de Savoie. Le jeune marquis Guillaume IX s'afficha auprès de ses soldats, participa aux festivités et prononça un discours bref, mais qui surprit bien des gens. D'abord chaleureux et guilleret, le ton des propos devint finalement plus grave.

"[...] N'oublions pas, n'oublions jamais, que la bravoure et la ténacité des hommes de Montferrat n'auraient pas suffit à repousser nos assaillants. Ne nourrissons aucune rancoeur envers nos voisins Savoyards et Milanais. Souvenons-nous plutôt de l'engagement décisif de ceux qui nous ont soutenu dans ces heures difficiles. Saluons le roi de France et ses officiers pour avoir promptement dépêché leur élite afin de nous libérer du siège. Remercions le marquis de Saluces et ses hommes pour avoir combattu avec acharnement les armées ennemies rassemblées au Sud. Et souvenons-nous également du sacrifice des Génois, qui a permis de ralentir la venue de l'usurpateur Ferdinand Ier. Levons nos verres à notre suzerain et à nos amis et alliés, à tous ceux qui se sont levés pour se porter à notre secours lorsque nous en avions le plus besoin. Non passeranno !

"Non passeranno !" répondit l'assemblée en levant son verre.

Ce soir, profitons de la joie de la paix, profitons de la douceur du banquet et de la chaleur de la boisson. Mais demain, soyons tous prêts à rendre la pareille à nos amis. Envoyons leur un message clair, qu'ils sachent que je me souviens, que Montferrat se souvient ! Qu'ils sachent que nous prendrons à notre tour les armes pour eux comme ils l'ont fait pour nous ! Non passeranno !"

Et l'assemblée clama :
"Non passeranno ! Non passeranno ! Non passeranno !"

Quelques jours plus tard, une missive fut envoyée à la République de Sienne :

Guillaume IX, marquis de Montferrat a écrit:
"Nous regardons avec mécontentement votre soif apparemment irrépressible de domination et de conquête. Vous avez déjà usé de perfidie pour soumettre la cité de Florence et l'avez dépecée après lui avoir fait miroiter une fin de conflit honorable. Vous avez annexé la cité de Pise, qui aurait pourtant pu espérer retrouver son indépendance avec la déroute de son oppresseur florentin. Vous vous apprêtez aujourd'hui à engloutir une large partie du territoire génois par la force, sans déclaration préalable et sans autre raison que votre ambition.

Nous ne sommes pas votre confesseur, mais par vos actes, vous semblez porter la marque de quelques péchés capitaux comme l'Envie et l'Avarice. Quand donc cessera votre démarche de conquête ? Nous espérons que Gênes sera un arrêt à votre ambition, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir nos amis et alliés génois face à vous.

Considérez donc qu'à défaut de cesser les hostilités et d'acter rapidement une paix avec la Superbe, les armées de Montferrat participeront à la défense de Gênes. Il est temps que votre gloutonnerie s'arrête."

Une autre missive fut, elle, envoyée à Venise :

Guillaume IX, marquis de Montferrat a écrit:
"Nous n'avons pas connaissance du détail de ce que vous reprochez à la République de Gênes. Mais vous avez soutenu la République de Sienne dans son attaque perfide à l'encontre de la Corse, et vous semblez désormais préparer une grande offensive en parallèle avec celle de Sienne. Si vous proclamez désormais que vous êtes attaché au maintien de l'indépendance de Gênes, nous considérons que votre attaque intervenant au même moment que celle de Sienne, renforcée par votre soutien préalable au débarquement en Corse, est une menace pour ladite indépendance de la Superbe.

S'il advenait que vous vous lanciez aujourd'hui dans une campagne à l'encontre de Gênes, nous n'aurons d'autre choix possible que de nous dresser face à vous."

Enfin, une dernière missive fut envoyée à tous les dirigeants d'Italie, et fut également lue et partagée à la population :

Guillaume IX, marquis de Montferrat a écrit:
"Mes seigneurs, nous tenons par cette missive à vous partager notre choc en découvrant l'ambition visiblement sans fin du prieur de Sienne, Pandolfo Petrucci. Cette ambition, bien loin des valeurs de tempérance, de prudence et de justice que la Sainte Eglise nous enseigne, ne nous semble pas digne d'un bon catholique. Cet homme est même prêt à inciter deux amis à s'entretuer pourvu que cela lui permette d'assouvir ses projets de conquêtes.

Nous pensons qu'il est de notre devoir de nous opposer à la soif de pouvoir et de conquête de Pandolfo Petrucci. Il n'est pas possible d'attendre que chaque potentat italien soit tour à tour démantelé de la même façon que ce qui a été prévu par cet homme pour la République de Gênes. Le Marquisat de Montferrat n'est plus membre de la Ligue Italique, et n'appartient pas au Pacte de l'Italie du Nord, mais pourtant il nous semble que ce qui a poussé les différents seigneurs à constituer ces alliances, c'est la crainte d'être envahi par plus grand que soi. Mais plutôt que d'attendre que les plus malchanceux soient engloutis, et d'espérer que la République de Sienne ne soit pas assez forte pour pouvoir s'en prendre à une coalition telle que le Pacte de l'Italie du Nord, ne serait-il pas plus sage, plus sain, plus bénéfique pour l'Italie de pousser cette ambitieuse cité qu'est Sienne à renoncer à ses conquêtes ?

Nous entendons beaucoup de seigneurs nous dire avoir peur d'être dévorés par Sienne. Être inquiets de ne voir personne s'opposer à elle. Craindre d'être le suivant sur son chemin. Alors nous vous le disons : l'Eglise nous enseigne la Force d'Âme, le courage. Ayez le courage de prendre les armes pour que la Justice revienne en Italie.

Comprenez bien notre message. Nous n'appelons nullement à punir Sienne. Nous appelons simplement à mettre fin à son ambition et à sa perfidie fort peu adéquate pour un croyant. Pandolfo Petrucci doit revenir dans le droit chemin. Un chemin plein de tempérance."
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Hames
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Ven 11 Jan - 20:19

Nous, Alexandre VI, Successeur des Apôtres et Représentant de Dieu sur Terre, affirmons:

- Laisser le roi de France passer sur les terres pontificales dans l'ordre et la discipline, des lieux seront mis à disposition pour accueillir les campements
- Inviter le roi de France à Rome dans une rencontre d'État permettant de parler dans un cadre plus agréable des affaires de ce monde
- Considérer le conflit qui oppose la France à Naples comme l'expression de la volonté divine; la victoire de l'un ne serait qu'être la confirmation de la justesse de ses revendications
- Implorer Dieu pour que son jugement divin soit le plus prompt possible
- Acceptons la vassalisation de la républiques de Sienne et du duché de Ferrare
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Sam 12 Jan - 22:00

TOUR 4 - AOÛT 1494



Charles VIII s'est fait couronné roi de Naples, les Aragonais sont définitivement chassés

Carte:
 

Les défaites récentes des coalisés avaient eu raison de la résistance des alliés du roi Ferdinand 1er d’Aragon. Les Duchés de Milan et de Savoie s’étaient, à la fin du mois de février 1494, retirés du conflit, acceptant bon gré mal gré la proposition que leur avait faite le roi de France. En échange de leur retrait immédiat des combats et de la reconnaissance de sa légitimité sur la Couronne napolitaine, Charles VIII leur avait promis qu’ils n’auraient pas à souffrir d’une quelconque hostilité de la part des forces françaises, prouvant sa bonne foi en retirant les troupes de son cousin d’Orléans des terres savoyardes.
Ainsi, le roi aragonais se trouvait dans une position catastrophique avant d’affronter les armées françaises qui s’approchaient rapidement de sa position en Ligurie. Naples occupée, sa flotte décimée, lui et son armée isolés près de Savone, les motifs d’espoir étaient fort minces pour Ferdinand. L’affrontement proche ressemblait à un baroud d’honneur pour le roi de Naples, malgré le renfort de nombreux mercenaires embauchés à la va-vite. Il ne faisait plus aucun doute pour personne que cette bataille serait probablement la dernière de ce conflit : si Charles l’emportait, à lui le trône de Naples, la voie serait royale jusqu’en Campanie.
Mais alors que les yeux des observateurs se tournaient tout naturellement vers Gênes - d’autant plus qu’on avait appris par de nombreuses missives qu’une coalition sienno-vénitienne semblait s’apprêter à envahir les terres du doge Fregoso -, la surprise fut totale quand l’on fut informé que des troupes armées en grand nombre envahirent sans préavis le territoire du Duché de Milan. Débarrassé de la guerre il y a peu, espérant profiter d’un repos bien mérité, le duc de Milan fut abasourdi quand les premiers messagers arrivèrent à la hâte dans le palais des Sforza pour lui annoncer la terrible nouvelle.

L’Italie semblait donc devoir connaître un nouvel épisode meurtrier, matérialisé par une nouvelle invasion de grande ampleur. La péninsule ne semblait devoir connaître le repos, les appétits toujours plus grands de ses potentats semblant se repaître de ces épisodes sanglants. Les périls les plus dangereux étaient peut-être internes, mais déjà, au loin, on vit apparaître des menaces supplémentaires : la Sublime Porte, lasse d’attendre que Venise lui prouve ses bonnes intentions, décida, en signe d’avertissement musclé, d’envoyer ses troupes pour envahir les territoires les plus orientaux de la Sérénissime.

Un jeune secrétaire florentin se rappela cette fameuse citation de Cicéron « O tempora, o mores ! ». Il se mit à sourire, stupéfait de voir à quel point la nature humaine ne semblait pas changer le moins du monde.

Au nord de l'Italie :

Alors que le sort du Royaume de Naples se jouait en Ligurie et que Gênes se préparait soigneusement à se défendre face aux envahisseurs sienno-vénitiens, une énorme force coalisée débarqua à tire-d’aile sur les terres lombardes du Duché de Milan. L’année 1494 semblait devoir être l’une des plus meurtrières qu’avait jamais connu le nord de l’Italie.

L'affrontement final entre Charles VIII et Ferdinand 1er d'Aragon : la bataille de Savonne (avril 1494)

18 avril 1494, près de Savone, sur le territoire occupé de la République de Gênes, Ferdinand 1er d’Aragon attendait avec une certaine fatalité l’arrivée des armées françaises qui n’étaient plus qu’à quelques heures de marche. Il avait eu l’idée d’attaquer en toute hâte les forces françaises stationnées à Montferrat, mais ayant appris que les troupes du duc d’Orléans avaient rapidement rejoint celles du roi de France, les membres de son état-major lui avaient déconseillé d’entreprendre ce qui s’apparentait à un raid fantaisiste.
Dès lors, il s’était efforcé de préparer ses défenses, en attendant que le Français arrive à lui. Il n’avait aucune nouvelle de sa famille ou de ses terres, hormis celles de quelques pêcheurs locaux qui rapportaient que l’armée du général de Balzac continuait à étendre les possessions françaises dans les Pouilles. La situation semblait tellement misérable, qu’il lui était arrivé de penser que le suicide serait peut-être la plus honorable des façons d’en finir : il se disait qu’on se souviendrait de lui comme on se remémore les héroïques Anciens. Mais rapidement, il avait enlevé cette hypothèse de son esprit, résolu à se battre jusqu’au bout.

Les tocsins sonnèrent finalement, ils étaient là. L’armée napolitaine se mit en ordre de marche, les mercenaires suisses en tête afin de galvaniser des troupes qui se sentaient protégées par la réputation d’infaillibilité de ces hommes qui avaient toujours fait des miracles sur le champ de bataille. Le chef d’état-major de Ferdinand lui rapporta les premiers éléments de la situation : on avait en face près de 12000 soldats français et 6000 hommes venant de Saluces et de Montferrat, en plus d’une cinquantaine de pièces d’artillerie. C’était plus de deux fois l’équivalent des forces napolitaines. Ferdinand avait compris, il sourit, remerciant son général et lui ordonnant de se préparer : « Puisse Dieu être avec nous mon ami. ».

A 14 heure, le combat s’engagea. Il fut terrible par son intensité : les forces napolitaines savaient que leur survie dépendait de cette bataille, ils avaient conscience que le roi de France n’accepterait aucun prisonnier. Les lances napolitaines chargèrent aux cris de « Fert ! Fert ! Fert ! » les forces de Ludovic II qui recula un bref instant, avant de voir les Gascons de Louis d’Orléans arrivaient à sa rescousse. Le flanc gauche fut rapidement enfoncé, ainsi que le centre où les 4000 mercenaires ne pouvaient contenir les 10000 français qui se ruaient à l’assaut, bien soutenus par l’artillerie de Charles VIII. Après une heure, l’issue de cette bataille ne faisait plus aucun doute, les Napolitains s’écroulaient, malgré la force du désespoir. Ferdinand s’apprêta à s’élancer avec le reste de sa garde personnelle lorsqu’un homme lui hurla : « Sire ! Regardez au loin, près des plages ! Des navires ! ».

En effet, à l'horizon, le roi de Naples discerna une quarantaine de navires approchant, certains ayant déjà commencé à débarquer des troupes. S’il ne parvint pas à distinguer leur étendard, il estima qu’il valait mieux aller à leur rencontre que de les attendre alors que le fiasco était proche. Il hurla à ses hommes de se replier, les Suisses restant en poste pour couvrir la retraite des troupes napolitaines. A quelques dizaines de mètres de ces hommes à l’armure étincelante, il vit fondre vers lui un homme à l’allure belle, coiffé d'un splendide panache rouge.
Celui-ci, s’approchant, se présenta : « Sire, je suis Gonzalve de Cordoue. Votre cousin, notre roi, m’envoie pour vous secourir. Les forces de Castille et d’Aragon ont passé les Pyrénées. Il nous faut absolument partir, embarquez ! Vite ! ». Sans se faire prier, lançant un dernier regard de défi à l’armée française, Ferdinand 1er d’Aragon et ses 1500 hommes encore en vie suivirent le général espagnol, quittant les côtes ligures en toute hâte.

Les Français avaient gagné, les Suisses furent massacrés, ainsi que les hommes du condottiere Prospero Colonna (celui-ci fut exécuté sans forme de jugement).  En tout, plus de 6500 hommes périrent du côté de l’Aragonais, contre « à peine » 3000 du côté français. Le triomphe était presque total, seul Ferdinand avait échappé à son funeste destin, à la grande rage de Charles VIII. Cependant, la voie était maintenant ouverte pour prendre possession de la Couronne qu’il avait ardemment convoité. Mais tout d’abord, il lui faudrait passer par Rome pour demander sa bénédiction au Saint-Père.

Les combats à Gênes, loin de l'invasion attendue par le Doge : la bataille de Busalla (mai 1494)

De l’autre côté de la Ligurie, Paolo Fregoso se démenait pour préparer les défenses de Gênes avant l’invasion largement annoncée des forces coalisées de Sienne et de Venise. Il savait que ces derniers ne reculeraient sûrement devant rien pour mettre à exécution leurs menaces. Dès lors, le doge de la Superbe s’empressa de se renforcer avant la bataille, se remémorant ô combien la défaite récente contre les Napolitains fut humiliante – elle eut au moins le mérite de l’éclairer quant aux failles de son armée. Se faisant, il décida qu’il lui fallait renouer le dialogue avec son protecteur milanais, dont il savait qu’il avait récemment pris sous ses ordres le célèbre condottiere Vitellozzo Vitelli. Ludovic Sforza fut habile, lui assurant qu’il mettrait sous ses ordres ses mercenaires, en échange de la région de la Spezia. Fregoso fut obligé d’accepter, effrayé face aux périls qu’il sentait arriver.
Grâce à l’arrivage de liquidités étrangères, il se permit même de recruter des mercenaires suisses, qu’il plaça directement aux abords de Gênes. L’ami de la Superbe, le marquis de Montferrat, suite à la victoire récente contre le Napolitain, envoya quant à lui son armée pour aider Gênes. Ordonnant à sa flotte de se placer en embuscade, Paolo Fregoso vit fin avril les navires vénitiens poindre au loin, ces derniers mettant rapidement en place un blocus sur les ports génois. C’était un signe, l’invasion allait sans aucun doute commencer.

Plus au nord, les troupes savoyardes de Bayard traversaient le territoire milanais afin de participer à l’invasion en Ligurie. En effet, la République de Venise avait engagé les troupes de la Régente afin de participer à l’opération contre Gênes. Bayard, contraint de suivre les ordres de l’officier vénitien qui l’accompagnait, était inquiet des combats à venir, sachant ô combien son armée était éreintée après les nombreuses défaites du début d’année, ses hommes avaient besoin de repos ; mais les ordres étaient les ordres.
Au début du mois de mai, obéissant aux instructions vénitiennes, il attaqua au nord de Gênes, se doutant que Sienne et le reste de l’armée vénitienne attaqueraient au sud. Le combat s’engagea aux abords de Busalla, une petite bourgade au nord de la capitale génoise. Les 2000 hommes expérimentés de la Savoie s’attendaient à trouver une force équivalente en face, mais leur surprise fut grande quand ils virent 6000 hommes, dont de nombreux mercenaires, qui s’approchaient furieusement vers eux. Il était évident qu’il ne pourrait faire face à une telle force et Bayard questionna l’officier vénitien pour lui demander où étaient les forces coalisées. Le Vénitien lui répondit : « Mais elles sont là mon brave général, vous êtes la coalition. Personne d’autre ne viendra. ». Comprenant qu’il se battrait seul, Bayard, fou de colère, envoya un coup de poing ravageur dans la mâchoire de son cynique chaperon qui tomba par terre, inconscient. Les Savoyards ne pouvaient plus reculer, ils allaient devoir se battre en dépit des circonstances.

Bien logiquement, la victoire fut aisée pour les forces génoises qui repoussèrent facilement les troupes de Bayard, causant plus de 1000 morts à l’armée du jeune général. Ce dernier ordonna à ses hommes de battre en retraite et, se déliant de son engagement vénitien, de rentrer directement à Turin où il expliquerait la situation à sa souveraine.
Les Génois, heureux mais un peu dubitatifs, comprirent rapidement que les annonces faites par les coalisés étaient des leurres destinés à tromper la vigilance des alliés du nord.
Paolo Fregoso, assis dans son bureau, reçut un coursier milanais essoufflé qui lui délivra le message suivant : « C’était un piège. Nous sommes envahis, envoyez-nous Vitelli au plus vite ! Signé, Ludovic Sforza ». Le doge, ulcéré par la perfidie des coalisés qui avaient encore une fois bafoué toutes les règles de l’honneur, ne réfléchit pas et ordonna à tous ses mercenaires de faire route vers Milan, se disant sans grand espoir qu’il n’était peut-être pas trop tard.

L'énorme invasion de Milan par les quatre coalisés, des affrontements terribles : la bataille de Bergame (mai 1494)

Pandolfo Petrucci avait encore une fois trompé tout son monde. Pragmatique, le prieur de Sienne avait bien conscience que le Duché de Milan était fortement affaibli après des mois de guerre contre le roi de France. Dès lors, voyant là une occasion d’augmenter – encore une fois – la puissance de Sienne, il avait ourdi avec son allié vénitien - qui venait pourtant de signer un pacte de non-agression avec Milan - d’envahir la Lombardie afin de faire plier Ludovic Sforza. Les deux princes joignirent à leur complot le duc de Ferrare et le marquis de Mantoue qui voyaient là une trop belle occasion de s’enrichir au détriment d’un grand.

Se préparant à l’assaut, la Sérénissime avait décidé d’engager des mercenaires. C’est pourquoi il fut annoncé en grande pompe que le condottiere Bartolomeo d’Alviano et l’armée de Catherine Sforza du Duché de Faenza seraient embauchés pour les six mois à venir. Les potentats italiens, dont le duc de Milan, ne s’en offusquèrent pas plus que cela, sachant que Venise était en guerre ouverte contre Gênes. Ils ne se doutaient pas à quoi serviraient toutes ces troupes.
Le plan était ficelé : les troupes coalisées progresseraient par le sud et par l’est afin de prendre Milan le plus vite possible, espérant jouir de l’effet de surprise afin de faire plier les forces milanaises. Les armées de Sienne, de Mantoue et de Venise se retrouvèrent sur le territoire du duc de Ferrare, afin de progresser tous ensemble. Les forces de Sienne et de Venise seraient à l’avant-garde pendant que les troupes de Mantoue et de Ferrare seraient à l’arrière, afin de couvrir une éventuelle contre-attaque venant de l’ouest.

Progressant rapidement et sans réelle résistance face à une telle démonstration de puissance, le premier vrai affrontement eu lieu à Bergame, à la mi-mai. En effet, le duc de Milan fut prévenu par des messagers que son territoire était envahi : on le sommait de venir en aide à ses sujets. Promptement, il ordonna à ses troupes et à son artillerie de se mettre en marche vers Bergame, espérant intercepter l’avant-garde de l’armée coalisée.
Les deux forces engagèrent le combat, mais même s’il n’y avait là « que » les troupes de Sienne et de Venise, elles étaient six fois plus importantes que celles du duc Sforza, qui ne pouvait compter que sur sa forte artillerie pour essayer de les retenir. Cependant, cette dernière ne pouvait faire de miracles et l’armée milanaise fut inéluctablement ravagée. On compta près de 2000 morts milanais, et une dizaine de pièces d’artillerie détruite. Les coalisés connurent globalement le même nombre de pertes, mais cela semblait peu par rapport aux nombreux régiments qui leur restaient. Leur avancée pouvait continuer et Milan ne semblait plus loin.

Ludovic Sforza, au loin, savait que son temps était compté. Il avait envoyé des missives à ses alliés, mais il était probablement trop tard. Il ne savait pas que Gênes, par la voix de Vitelli, avait déjà répondu à son appel. Les mercenaires de la Superbe, en partie engagés par Milan, volaient à son secours.  

L'arrivée des mercenaires génois, conflit avec l'arrière-garde coalisée : la bataille de Plaisance (juin 1494)

Dès que Fregoso eut acté que « l’invasion de Gênes » était selon toute vraisemblance une supercherie, il prit la décision de renvoyer Vitelli auprès de son maître afin de lui permettre de tenir Milan. Il espérait secrètement qu’en donnant à Sforza la possibilité de gagner du temps, il parviendrait à réunir les puissances du nord afin d’aider le malheureux milanais. Se faisant, il donna à Vitelli le commandement de ses mercenaires suisses en plus.

Le célèbre condottiere progressa rapidement au nord de la Ligurie jusqu’à arriver aux frontières de la Lombardie. Près de Plaisance, ses éclaireurs lui indiquèrent qu’ils voyaient au loin des troupes se dirigeant vers le nord, vers Milan. Il ordonna à ses hommes de se mettre en ordre de bataille afin d’engager le combat avec ce qui ressemblait à une arrière-garde. Le plan était simple : faire une percée au travers de ces troupes afin de progresser jusqu’à la forteresse milanaise afin d’aider Ludovic Sforza à tenir la ville un peu plus longtemps.

François II de Mantoue, qui menait l’arrière-garde coalisée et donc les forces de Mantoue et de Ferrare, se retourna dès qu’il entendit le bruit des tambours de Vitelli. Il ordonna promptement à ses troupes de se préparer à recevoir l’assaut des mercenaires, qu’il évalua à vue de nez à 4000 hommes. Pas dupe de la fébrilité des troupes du duc de Ferrare, il savait que le combat serait très dur et que les retenir tenait probablement de la chimère.
La bataille tourna rapidement à l’avantage des forces mercenaires qui enfonçaient irrémédiablement les lignes coalisées. Les hommes de Vitelli eurent pu infliger de plus solides dégâts s’ils n’avaient pas vu au loin surgirent l’armée de Catherine Sforza qui volait au secours de ses alliés. Sachant qu’ils ne feraient pas le poids face à ce nouveau rapport de force, le condottiere ordonna à ses troupes de faire une percée sur le flanc droit défaillant des coalisés. Les mercenaires parvinrent à passer et se hâtèrent de rejoindre au plus vite Milan, voyant au loin arriver les troupes de Sienne et de Venise qui s’apprêtaient à mettre le siège sur la ville. On dénombra 1000 morts chez les mercenaires contre 1500 pour les forces coalisées. Le marquis de Mantoue ne se priva pas de maudire son allié de Ferrare, responsable selon lui de l’issue de la bataille.
Ironiquement la victoire, d’un point de vue stratégique, fut pour la coalition puisque les mercenaires ne parvinrent pas réellement à endiguer l’avancée des troupes coalisées. Cependant, d’un point de vue tactique, la réussite de cette percée de Vitelli s’apparentait à un véritable exploit. Elle permettait à Milan de se préparer au siège de manière plus sûre.

Ludovic Sforza reçut avec un grand soulagement ce qu’il restait des troupes de Vitelli. Mais il savait cependant que la ville ne résisterait pas plus de quelques mois si des renforts n’arrivaient pas pour les aider. Le sort du Duché n’était plus entre ses mains, à son grand désespoir.  

Des troubles frappent le territoire de Venise : les Ottomans passent la frontière

Nombreux étaient ceux qui se demander quand les menaces de Bajazet II seraient mises à exécution : leur appel a été entendu. En effet, suite à l’attaque perpétrée sur de nombreux navires marchands ottomans par des bâtiments sous pavillons vénitiens, le Sultan avait menacé la République de Venise de représailles si elle ne lui apportait pas la preuve que ces bateaux avaient été envoyés par une puissance souhaitant créer le chaos, comme le déclarait la Sérénissime.

Le doge Barbarigo avait promptement envoyé Pietro Bembo, son ambassadeur, à Constantinople afin de lui assurer que toutes les preuves nécessaires lui seraient remises. Venise soupçonnait en effet Gênes d’être derrière cela, ce qui pouvait expliquer ses mouvements à l’encontre de la Superbe. Cependant, en se détournant de son objectif initial pour se focaliser sur l’invasion du Duché de Milan, Venise a, selon Bajazet, trahi ses engagements envers la Sublime Porte. Ayant été patient pendant plus d’un an, le Sultan décida d’envoyer une armée pour occuper les territoires les plus orientaux de la République de Venise. Un émissaire fut envoyé directement au palais des Doges avec une proposition simple : payer pour rembourser les bateaux marchands coulés ou apporter des preuves de la machination qu’ils ont dénoncé. Sans cela, les troupes ottomanes continueraient à avancer.

Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, Agostino Barbarigo a appris que le condottiere Bartolomeo d’Alviano s’est récemment rebellé, quittant l’armée coalisée afin de s’installer dans les terres au sud de Venise. Exprimant sa colère d’avoir été engagé et ayant attendu, en vain, la paie qui lui fut promise, il décida de se payer lui-même sur les possessions de la Sérénissime. Ses troupes ravagèrent les villages et la campagne au sud de Padoue. Les sujets de Venise étaient extrêmement inquiets face aux récents événements, se demandant où était l’intérêt de s’étendre si le Doge n’est pas capable de protéger ce que Venise possède déjà.

Autres nouvelles :

Avant que les combats ne frapassent le territoire milanais, certains événements se produisirent dans cette Italie du nord qui venait de voir la guerre avec les Français se terminer. La paix étant signée entre les principaux belligérants, des territoires changèrent de main et des indemnités de guerre furent versées.
Ce fut notamment le cas pour la Savoie. En effet, le Duché accepta de céder la partie sud de son territoire que se partagèrent équitablement les deux alliés de la France : les Marquisats de Saluces et de Montferrat. Ce dernier négocia également, au nom des dommages causés sur son territoire pendant l’occupation milano-savoyarde, des compensations avec le Duché de Milan qui accepta de lui livrer des pièces d’artillerie. Le paiement des indemnités de guerre n’étant pas terminé, Ludovic Sforza accepta de livrer sa fille Bianca en otage au jeune marquis Guillaume IX, voulant prouver sa bonne foi.

La question des juifs expulsés de Savoie fut aussi réglée. En effet, de nombreuses puissances (Saluces, Milan, Faenza) se proposèrent pour les recevoir. Mais alors qu’ils semblaient se diriger vers le territoire proche le plus riche, à savoir le Duché de Milan, les nouvelles de la guerre leur parvinrent. Se faisant, ils se décidèrent à finalement rejoindre le Marquisat de Saluces, la proximité aidant.

La Savoie justement pansa ses plaies. La Régente, après avoir accepté les onéreuses demandes des alliés du roi de France, s’employa à remettre son Duché en ordre. Un besoin d’or s’était fait ressentir, expliquant le louage des troupes de Bayard à Venise, afin de redynamiser l’économie de la région. De nombreux ateliers de tissage furent mis en place, dans lesquels furent recrutées en priorité des veuves de soldats tombés à la guerre afin de produire des draperies. Blanche de Montferrat voulut s’assurer par ce moyen que les familles ayant connu des pertes dans le conflit ne se retrouvèrent pas dans la misère.

Du côté de Montferrat, un des grands gagnants de l’invasion française, l’heure ne fut pas à s’occuper des finances, les indemnités de guerre ayant été suffisantes pour se remettre des dommages causés par l’occupation. Guillaume IX s’efforça surtout de renforcer une armée qui avait été décimée pendant la guerre, recrutant une pléthore d’hommes vaillants prêts à rendre fier le Marquisat.

Au centre de l'Italie :

Les combats faisant rage au nord, la situation fut relativement calme durant ces six derniers mois en Romagne et en Toscane. Les potentats romagnols, non-impactés par les batailles septentrionales, et les États pontificaux se concentrèrent sur le développement économique d’une région devenant, au fil du temps, la plus riche de toute l’Italie. Trois événements vinrent cependant troublés cette relative quiétude.

L’arrivée de l’armée française à Rome (juin 1494) :

La victoire définitivement acquise contre Ferdinand d’Aragon, Charles VIII avait tout de même vu ses rêves de s’emparer de l’Aragonais s’envoler en étant témoin de l’arrivée de la flotte de Gonzalve de Cordoue qui débarqua en Ligurie afin de sauver le roi de Naples déchu. Cependant, il fallait le reconnaître, son invasion était une réussite puisqu’il avait éliminé tous ses ennemis et pouvait à présent voguer librement vers Naples afin de s’emparer d’un territoire que de Balzac avait largement pacifié en l’attendant.

Toutefois, il était nécessaire, avant de descendre à Naples, de se rendre auprès du pape afin de recevoir sa bénédiction et lui faire accepter le serment d’obédience au roi. Charles VIII décida donc de débarquer à Ostie pour se rendre, avec ses 10.000 hommes, à Rome. Alexandre VI le reçut et accepta toutes ses demandes, bien conscient qu’une telle force serait capable de piller Rome s’il n’accédait pas aux exigences de Charles VIII. Le roi de France lui demanda également de l’accompagner pour le sacrer roi de Naples, ce à quoi le Saint-Père lui répondit qu’il serait plus profitable à son image que cela soit l’archevêque de Naples qui le couronna, afin de renforcer les liens du nouveau roi de Naples avec le clergé local et son nouveau peuple. Le roi de France, déçu face à ce refus, se rangea cependant derrière l’avis d’Alexandre, ne voulant plus s’attarder.

L’armée française prit donc le chemin du sud et entra bientôt en Campanie, où Robert de Balzac attendait avec impatience son souverain.

L’envoi d’une troupe française à Mantoue :

François II de Mantoue avait joué avec le feu en envoyant ses nombreux espions aux abords des armées françaises. S’il avait pu récolter des informations précieuses, il fut dénoncé par Boniface III de Montferrat sur son lit de mort. Il reçut dès lors une missive du roi de France, lui enjoignant de lui rendre les documents saisis en échange de sa miséricorde. S’il avait répondu favorablement, le marquis de Mantoue « oublia » de lui envoyer les informations promises, ce qui entraîna la colère d’un roi de France qui avait été, de son avis, bien trop patient.

C’est pour cela qu’une fois à Rome, et après avoir reçu la bénédiction papale pour son entreprise, il envoya le général Gilbert de Montpensier à la tête d’une troupe de 2000 hommes sur les terres de Mantoue. Il ordonna à Montpensier d’y rester tant qu’il n’aurait pas récupéré les documents volés par les éclaireurs de Mantoue. Le marquis étant absent, Montpensier s’empara de son palais, toujours à la recherche de ces documents.

Un émissaire fut sur le champ de bataille en Lombardie afin de remettre à François II un ultimatum : rendre les documents ou payer une compensation dans les six mois. Sans réponse de la part du marquis, Montpensier promit qu’il ravagerait la capitale du Marquisat.

Des soulèvements en Corse :

En tout début d’année, Pandolfo Petrucci, le roi des complots, avait réussi à envahir la Corse grâce à la complicité de la puissante flotte vénitienne. Sienne avait en quelques semaines réussi à conquérir une bonne moitié de l’île, bien aidée, il est vrai, par les soucis métropolitains de la République de Gênes. Mais alors que la situation semblait se stabiliser pour les occupants siennois, les nouveaux plans de leur maître les firent rapidement quitter les lieux. Ils ne laissèrent sur place que de maigres forces, peu optimistes quant à leurs chances de conserver ce qu’ils avaient acquis. Évidemment, ce qui devait arriver se produisit : les Corses se révoltèrent contre leurs envahisseurs.

Par nature indomptables, les habitants de l’île génoise, rassérénés par les nouvelles venant du continent annonçant que l’invasion n’avait pas eu lieu et que le territoire de Gênes était libre, se décidèrent à agir. Des foyers de résistance émergèrent un peu partout, prenant rapidement le dessus de soldats siennois submergés face à la détermination des autochtones. Les territoires sous contrôle siennois s’amoindrirent rapidement jusqu’à ne plus se cantonner qu’à la région entourant Bonifacio. Les troupes de Petrucci, en grande difficulté, attendaient les ordres du Prieur, sachant qu’ils ne parviendraient pas à tenir encore longtemps.

Autres nouvelles :

À Sienne, Pandolfo Petrucci, bien conscient que ses manœuvres audacieuses et sa tendance à vouloir toujours plus de pouvoir commençaient à créer des troubles au sein de sa propre cité, entreprit de dépenser des sommes faramineuses afin de contenter les inquiets et les mécontents de sa politique. Une grande partie de son attention fut surtout concentrée sur la région de Pise, par essence indépendantiste, pour faire comprendre à ses habitants la volonté particulière du Prieur de l’inclure dans son « grand projet ».

À Mantoue et à Ferrare, de multiples messagers firent la navette entre les deux villes et Vienne. Des chroniqueurs rapportèrent que l’accession au pouvoir du nouvel empereur Maximilien fit germer de nouveaux projets dans l’esprit des deux seigneurs.

En Romagne, Rimini, Urbino et Pérouse se concentrèrent sur le renforcement de leurs armées, s’inspirant de la politique suivie par le Saint-Père durant les six derniers mois. Les armées de toute la Romagne avaient vraiment belle allure, même si elles étaient encore relativement à distance de la puissante armée de Faenza. Le Duché d’Astorre Manfredi, quant à lui, s’efforça de développer encore un peu plus ses capacités de production, pourtant déjà considérables. Un chantier sans précédent consistant en la création de nombreuses manufactures et ateliers d’artisanat fut lancé. La plupart des observateurs s’accordèrent pour énoncer que ce projet entérinait Faenza comme la puissance financière majeure en Italie.

Au sud de l'Italie :

Le temps de la domination aragonaise sur le trône de Naples était arrivé à son terme. Charles VIII, victorieux, allait se faire couronner roi de Naples, réparant l’affront fait cinquante ans auparavant à la maison d’Anjou. Ferdinand 1er avait cependant survécu, grâce à l’arrivée des forces espagnoles.

Charles VIII, couronné roi de Naples : Palerme, dernier bastion aragonais.

Arrivant de Rome, Charles VIII fit son entrée triomphale à Naples le 13 juin 1494. Le même jour, l’archevêque de Naples, Alessandro Carafa, le couronna roi de Naples : son entreprise était une réussite absolue. Il s’empressa de nommer Robert de Balzac vice-roi de Naples, lui expliquant qu’il gouvernerait le territoire pour lui lorsqu’il serait reparti en France.
En effet, il fut mis au courant par des messagers que les armées de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle 1ère de Castille avaient franchi les Pyrénées, bafouant le traité de Barcelone qu’ils avaient passé en janvier 1493. Ses vassaux réclamaient son retour au plus vite pour bouter les envahisseurs hors de France.

En attendant, il décida qu’il lui fallait faire un tour de son nouveau royaume napolitain. Accompagné de son cousin le duc d’Orléans, il entreprit de se rendre en Sicile afin d’être mis au courant de la situation. En effet, Gonzalve de Cordoue, général du corps expéditionnaire espagnol, avait entrepris de mettre en place de grosses défenses pour empêcher l’avancée des troupes françaises déjà sur place.
La flotte espagnole mouillait à Palerme, faisant de facto de la ville la capitale du roi aragonais, empêchant par ce moyen les navires français d’approcher et d’entreprendre un blocus de l’île. Les deux flottes s'étaient au cours de l'année déjà affrontées à l'ouest de la Corse, la bataille s'étant soldée par un statuquo.

Charles VIII décida d’envoyer un émissaire auprès du Gran Capitán, afin de tâter le terrain.
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    Dim 13 Jan - 17:53

Comme après chaque tour, voilà les différents classements, ainsi qu'une MAJ de la puissance des factions afin que vous puissiez mieux vous situez.

Classement économique :

1. Faenza (Production)
2. Etats pontificaux
3. Urbino
4. Venise (Commerce)
5. Sienne

Classement militaire :

1. Etats pontificaux
2. Faenza
3. Montferrat
4. Pérouse
5. Saluces


Classement du taux d'approbation des sujets :

1. Faenza, Saluces
2. Urbino, Rimini, Montferrat, Etats pontificaux

Classement général :

1. Faenza
2. Etats pontificaux
3. Montferrat
4. Saluces
5. Venise

Énormes factions : Faenza
Grandes factions : Etats pontificaux
Moyennes factions : Venise, Sienne, Montferrat, Urbino, Saluces, Pérouse, Rimini
Petites factions : Ferrare, Milan, Palerme, Savoie, Gênes, Florence, Mantoue, Raguse

Les factions en vert sont montées dans la catégorie supérieure. Les factions en rouge sont descendues dans la catégorie inférieure. Celles en bleu n'ont pas changé de catégorie.

LES ACTIONS POUR VENDREDI 18 JANVIER À 22H DERNIERS DÉLAIS
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MessageSujet: Re: Avènements des Princes    

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